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Plus de 40 Burger King d'ici la fin 2019

©Wim Kempenaers

La croissance de Burger Brands Belgium (Quick, Burger King) se poursuit à un rythme soutenu.

Deux ans jour pour jour après l’ouverture de son premier restaurant en Belgique, Burger King est en avance sur ses prévisions. C’est ce qu’assure Kevin Derycke, CEO de Burger Brands Belgium (BBB), la société détenue par le fonds Kharis Capital qui chapeaute les enseignes Quick et Burger King en Belgique et au Luxembourg.

L’enseigne compte aujourd’hui 38 restaurants contre 14 fin juin 2018. "Nous sommes en pleine période d’ouvertures, relève-t-il. On a ouvert cette semaine à l’aéroport de Charleroi. La semaine passée, c’était à Sint-Niklaas. On en ouvre deux la semaine prochaine à Diest et sur la place De Brouckère à Bruxelles et, la semaine d’après, à Gand. On en aura alors 120. On fera alors une petite pause, mais l’objectif est d’en avoir 125 d’ici la fin de l’année."

Vers les 140 à 150 restaurants

Au 31 décembre, BBB devrait ainsi compter 43 Burger King et 82 Quick. "C’est plus que ce que nous avions envisagé au début, nous atteindrons bel et bien les 60 Burger King d’ici 2022 pour un total de 140 à 150 restaurants, indique Kevin Derycke. La stratégie est toujours la même: ouvrir un maximum de Burger King, notamment en convertissant d’anciens Quick comme à Sint-Niklaas." Cette dernière enseigne reste bel et bien majoritaire et l’ambition demeure de gérer les deux côte à côte. "Mais depuis notre arrivée sur le marché en 2017, l’objectif était surtout d’implanter Burger King, c’est pourquoi nous n’avons pas ouvert de nouveaux Quick. Aucune nouvelle ouverture n’est d’ailleurs programmée à ce jour, mais ce n’est pas exclu à terme."

125
D’ici à la fin 2019, Burger Brands Belgium comptera 125 établissements: 82 Quick et 43 Burger King.


Depuis son arrivée sur le marché, BBB et ses franchisés auront ainsi investi entre 25 et 30 millions d’euros par an, hors immobilier et marketing. Cette année, le groupe investira une dizaine de millions pour soutenir la marque Quick et quelques millions pour Burger King. À ce jour, le groupe a dépassé le cap des 4.000 emplois, 1.500 de plus qu’il y a trois ans.

Les franchisés en pole

La majorité des ouvertures sont le fait de franchisés. "On donne la priorité à nos franchisés existants, qui étaient déjà là lorsqu’il n’y avait que Quick, explique Kevin Derycke. À Gand, par exemple, c’est un franchisé Quick qui va ouvrir le Burger King tout proche. Idem pour celui de la chaussée d’Ixelles à Bruxelles, ouvert par le franchisé Quick de l’avenue de la Toison d’Or. On constate que la plupart des franchisés exploitent les deux enseignes." Avec un risque de cannibalisation? "C’est vrai, certains restaurants sont distants de 150 mètres à peine comme à De Brouckère, mais dans les grandes villes il y a clairement de la place pour les deux marques", dit son patron.

Le groupe s’est aussi adapté aux besoins des consommateurs. La moitié de ses restaurants livrent à domicile. Il s’est aussi développé dans le réseau des emplacements dits captifs: autoroutes (déjà 7 Burger King), gares (Quick dans les trois grandes gares bruxelloises) et aéroports (à Brussels Airport pour Quick et à Charleroi pour Burger King) en partenariat avec des spécialistes de ce genre de concessions, comme Autogrill, SSP ou EG Group. "Ce sont des endroits qui coûtent les yeux de la tête, mais ils génèrent un gros trafic et sont très importants pour l’image de marque", observe Kevin Derycke.

Une concurrence agressive

Cette forte croissance se fait dans un marché où la concurrence fait rage. Il y a celle du grand rival McDonald’s qui a ouvert quatre restaurants en 2018 et projette de faire de même cette année, ce qui portera son réseau à près de 90 emplacements. Il y a également celle de Five Guys, présente à Anvers et qui doit ouvrir ces jours-ci à Bruxelles.

À cela s’ajoutent les enseignes de burgers plus haut de gamme (Ellis Gourmet, Manhattn’s, Huggy’s Bar) et, surtout, le retour de KFC en Belgique qui compte ouvrir à terme 150 restaurants. Certes, KFC est spécialisé dans le poulet, mais c’est une chaîne de fast-food qui propose elle aussi du burger. Sans compter l’arrivée prochaine de Prêt-à-Manger (positionné plus sain, à l’instar d’Exki) et le développement de O’Tacos, rachetée il y a un an par… Kharis Capital, l’actionnaire de BBB et qui compte à ce jour 25 points de vente. "Ce sont des cousins qui ne sont pas directement concurrents, nuance Kevin Derycke. En outre, ils visent un public plus jeune et pas les familles." Ne risque-t-on pas d’arriver à saturation? "Le marché bouge beaucoup, reconnaît Kevin Derycke, mais il y a aussi un engouement pour la consommation hors domicile. Et le burger reste très tendance."

Chez Burger Brands Belgium, on reste discret sur les performances financières de l’entreprise. D’après les données de la BNB, ses revenus ont atteint en 2017 plus de 90 millions d’euros (un chiffre d’affaires de 51,2 millions et des autres revenus d’exploitation de 38,6 millions, soit les fees versés par les franchisés) pour un résultat d’exploitation de 6,2 millions et un résultat net de 2,2 millions. Ces données ne comprennent pas celles des franchisés, qui représentent 80% du parc de restaurants. Selon son patron, Burger Brands Belgium a connu une croissance de plus de 15% en 2018, générée essentiellement par les nouvelles ouvertures. "Mais pas uniquement, dit-il, nous avons connu aussi une croissance organique."

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