Spadel table sur une légère baisse du résultat pour 2020

Le CEO de Spadel, Marc du Bois, estime que le plan d'économies du groupe devrait l'aider à surmonter la crise. ©Tim Dirven

Le producteur d'eaux minérales a lui aussi subi la crise au deuxième trimestre, mais a réussi à limiter son impact. Et il ose formuler une prévision pour 2020.

Le groupe d'eaux minérales et boissons rafraîchissantes Spadel a globalement bien résisté à l'impact négatif de la pandémie, à en juger par ses résultats semestriels publiés ce mercredi après bourse. Son chiffre d'affaires a reculé de 12,9% sur les six premiers mois, à 132,3 millions d'euros, mais le recul organique n'est que de 4,9% (la vente de la succursale galloise fin 2019 explique notamment cette différence). En raison de la baisse des volumes et de changements de comportement d'achat des consommateurs (qui ont favorisé les grands formats), le groupe dirigé par Marc du Bois a vu son résultat opérationnel se contracter de 24,8% à 14,4 millions et son bénéfice net de 27,4% à 10,7 millions.

Dans le détail, Spadel a réalisé un bon premier trimestre, marqué par une croissance sensible, puis un deuxième trimestre fortement frappé par la crise. "La baisse du résultat opérationnel résulte essentiellement de la baisse des volumes dans le canal de la consommation hors domicile (horeca) suite aux mesures de confinement", explique le groupe dans son communiqué. Les ventes soutenues dans la grande distribution n'ont que partiellement compensé le recul dans l'horeca.

14,4
millions d'euros
Spadel a vu son bénéfice opérationnel se contracter de 24,8% à 14,4 millions au premier semestre.

Spadel a toutefois observé une reprise partielle de l'activité à la fin du second trimestre, à la faveur de la levée des mesures de confinement et de la réouverture des cafés et restaurants. Le groupe a par ailleurs réussi à renforcer sa position dans tous ses marchés.

Spadel a adopté un plan d'économies, marqué par la baisse des frais généraux, des dépenses commerciales et des coûts de production. Il a néanmoins investi 9,8 millions d'euros sur le semestre, avec entre autres l'installation de nouvelles lignes de production dans sa filiale bulgare Devin.

Un ebit résistant sur l'année entière

L'éventualité d'un rebond de la pandémie incite évidemment la direction à la prudence pour le deuxième semestre. Celle-ci estime cependant que le plan d'économies, l'amélioration des performances des usines et la rigueur financière lui permettront de combler en partie le repli enregistré au deuxième trimestre. Raison pour laquelle, contrairement à la majorité des sociétés cotées, elle ose formuler une prévision: elle table sur un léger repli de son bénéfice opérationnel sur l'ensemble de 2020. "Les initiatives commerciales et les économies devraient nous conduire à un résultat en légère baisse par rapport à l'an dernier", déclare le CEO Marc du Bois dans le communiqué.

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