Un fabricant de sacs en plastique réclame 900.000 euros à Delhaize

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Un fabricant de sacs en plastique est en procès avec Delhaize. Il voudrait forcer le distributeur à lui reprendre un stock de sacs et réclame plus de 900.000 euros de dommages et intérêts.

Pris la main dans le sac, serait-on tenté d’écrire, Delhaize se retrouve en justice, devant le tribunal de commerce de Bruxelles.

En 2010, le distributeur a lancé un appel d’offres portant sur la production de différents modèles de sacs réutilisables. C’est dans ce cadre qu’une convention sera signée avec le groupe français Vicbag; un contrat portant, dans un premier temps, sur la fabrication de 594.000 cabas et de 170.400 sacs pochettes. Rapidement, après avoir pris livraison d’un premier stock, Delhaize évoque un problème de qualité avant de rompre la convention unissant les deux parties.

Vicbag accuse Delhaize de l’avoir contrainte de s’engager vis-à-vis de ses sous-traitants chinois pour des volumes considérables.

Le fabricant de sacs reproche également au distributeur de l’avoir mis sous pression par rapport à des délais de livraison serrés dans le seul but de maquiller son désintérêt pour la marchandise en question. Vicbag reproche à Delhaize d’avoir changé son fusil d’épaule en optant, en cours de processus, pour des sacs en polypropylène fabriqués par un ancien fournisseur.

De son côté, le distributeur estime que Vicbag a fabriqué une série de sacs sans bon de commande, fabriquant de ce fait les sacs litigieux à ses propres risques.

Aujourd’hui, Vicbag réclame un peu plus de 900.000 euros à Delhaize, dont 711.636 euros de dommages et intérêts, un préjudice causé par le refus de Delhaize de prendre les sacs déjà fabriqués.

Pour justifier ce refus, Delhaize a fait état d’une série de problèmes de qualité, portant sur la hauteur, l’épaisseur et le grammage des sacs. En outre, le distributeur met en doute le fait que les sacs aient été fabriqués à 100% à partir de bouteilles en plastique recyclé. Et pour appuyer ses dires, le distributeur a fait expertiser un échantillonnage par une société tierce.

Le tribunal, estimant qu’il ne pouvait pas évaluer la pertinence des arguments avancés lors de cet examen unilatéral, a décidé de faire nommer un expert afin de faire comparer les échantillons avec les cahiers des charges.

En attendant, le tribunal a estimé que Delhaize avait le droit de résilier le contrat l’unissant au fabricant français de sacs.

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