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Un premier trimestre en hausse toute, ou presque, pour AB InBev

Carlos Brito quittera son poste de CEO le 1er juillet prochain, après 15 ans passés à la tête d'AB InBev devenu, sous ses ordres, leader mondial. ©AFP

AB InBev a fait fort au premier trimestre, renouant avec des performances d’avant pandémie. Seul le bénéfice sous-jacent par action reste légèrement à la traîne.

Le premier brasseur mondial a vu son chiffre d’affaires progresser de 17,2%, à 12,29 milliards de dollars au premier trimestre 2021. Ses revenus sont également en hausse par rapport à leurs niveaux d’avant pandémie: +2,8% par rapport aux trois premiers mois de 2019.

0,55
dollar/action
Le bénéfice net normalisé sous-jacent par action s'élève à 0,55 dollar. C'est un peu moins que prévu, mais bien mieux que la perte de 0,42 dollar par action du 1er trimestre 2019.

Cette bonne performance se reflète dans son excédent brut d’exploitation (ebitda) normalisé, en progression de 14,2%, à 4,26 milliards de dollars. C'est nettement mieux que les prévisions des analystes, qui pariaient sur +6,6% (consensus). Au niveau de son résultat net normalisé, la perte de 845 millions de dollars du premier trimestre 2020 laisse la place à un profit net de 1,01 milliard.

Son bénéfice net normalisé par action atteint 0,51 dollar et est légèrement supérieur aux attentes des analystes qui tablaient sur 0,49 dollar. Son bénéfice net normalisé sous-jacent par action (qui exclut l’impact de l’hyperinflation et des programmes de paiements en actions) loupe de peu, en revanche, les pronostics des analystes à 0,55 dollar, contre 0,56 attendu. Mais il est aussi à comparer avec la perte de 0,42 dollar réalisée au 1er trimestre 2019.

"Ensemble, nous avons construit le leader des brasseurs mondiaux le plus important et le plus rentable."
Carlos Brito
CEO d'AB InBev

Un nouveau CEO

Au premier juillet prochain, le Brésilien Michel Doukeris, actuellement directeur de la zone Amérique du Nord, prendra la succession de Carlos Brito au poste de CEO du groupe, a annoncé AB InBev en marge de ses résultats. Carlos Brito aura dirigé le brasseur durant 15 ans avec, pour principales réalisations, la conquête du titre de premier brasseur mondial, une aventure ponctuée par les rachats d’Anheuser-Busch et de SABMiller.

"Ensemble, nous avons construit le leader des brasseurs mondiaux le plus important et le plus rentable, avec les meilleures marques et, surtout, les meilleures personnes", a déclaré Carlos Brito dans le communiqué. "Un privilège et un honneur", d'avoir "fait partie de cette équipe de 164.000 collègues", a-t-il ajouté tout en félicitant son successeur.

+29,5%
Les marques mondiales, Budweiser, Stella Artois et Corona, qui se vendent à un prix supérieur hors de leurs marchés domestiques, ont vu leurs ventes augmenter de 29,5%.

Marques mondiales et e-commerce en moteurs

Le groupe a réalisé des gains de part de marché dans la majorité de ses marchés clés au premier trimestre. Ses volumes totaux ont progressé de 13,3%. Il attribue ses bons résultats à des initiatives de gestion des revenus et à sa politique de prémiumisation. Ses marques mondiales, Budweiser, Stella Artois et Corona, qui se vendent à un prix supérieur hors de leurs marchés domestiques, ont vu leurs ventes augmenter de 29,5%. Les produits "premium" du groupe ont généré plus de 30% de son chiffre d'affaires.

Le développement de canaux plus accessibles en ces temps de restrictions dans l'horeca a également sous-tendu les performances du brasseur. Les plateformes numériques qu'il a stimulées pour compenser les fermetures dans l'horeca l'y ont aidé. Le volume de son activité d'e-commerce a quadruplé sur le trimestre. AB InBev s'est donné pour objectif de devenir (aussi) leader des ventes de bière en ligne.

Pour l'ensemble de l'année, le brasseur table désormais sur une hausse de son ebitda normalisé dans une fourchette de 8 à 12%.

Tout n'a pas été rose pour autant sur les trois mois. Le groupe a subi l'impact négatif des devises et du prix des produits de base. Il a également accusé une hausse de ses frais de vente, de ses dépenses administratives et d'autres frais généraux, dont l'augmentation des provisions pour les rémunérations variables (liées à ses performances opérationnelles).

Optimisme pour l'année entière

Pour l'ensemble de l'année, le brasseur table désormais sur une hausse de son ebitda normalisé dans une fourchette de 8 à 12% et sur une croissance de son chiffre d'affaires supérieure à celle-ci. Ceci en tenant compte, évidemment, de son évaluation actuelle de l'ampleur de la pandémie.

Le groupe, qui ne détaille pas le niveau de son ratio d'endettement net à fin mars dernier, rappelle, par ailleurs, que son objectif reste de ramener celui-ci aux alentours de 2 fois l'ebitda.

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