Une nouvelle brasserie à Nivelles

Géraldine et Cédric van Zeeland (à dr. et à g.) visitent le chantier avec Damien Demunter (au centre). ©Debby Termonia

Le Baron Cédric van Zeeland s’associe au projet de trois ingénieurs qui installent la nouvelle Brasserie Ceres au sud du Brabant wallon. Objectif: l'export.

La Belgique compte quelque 162 brasseries et en comptera au moins une nouvelle en juin prochain.

Après Waterloo, qui accueille depuis peu la nouvelle micro-brasserie du groupe d’Anthony Martin, c’est la ville voisine de Nivelles qui accueillera la Brasserie Ceres Belgique. La société vient d’être portée sur les fonts baptismaux par Damien Demunter, ingénieur brasseur riche d’une expérience de plus de treize ans, par deux autres brasseurs associés et par le Baron Cédric van Zeeland et son épouse Géraldine. Les cinq fondateurs ont injecté 500.000 euros dans la nouvelle SPRL basée dans un atelier de 1.200 m2 dans le zoning de Nivelles Sud et ont réussi à doubler les fonds via deux emprunts bancaires et une aide à l’investissement de la Région wallonne.

Ce projet à un million d’euros donnera naissance à une brasserie artisanale qui commencera par brasser 1.500 hectolitres la première année, avant de monter en puissance.

 

• Ceres, comme céréales

"Le mot ‘Ceres’ évoque les céréales, explique Damien Demunter. Outre le malt d’orge, nous utiliserons une céréale différente pour chacune de nos bières." Ce sera un des signes distinctifs de la brasserie. Un autre tiendra au packaging. "Aux Etats-Unis, les canettes ne sont pas associées à des bières low cost comme en Belgique. Nous allons faire de belles canettes, agréables à regarder et sur lesquelles on expliquera le produit. La canette sera érigée en outil de marketing."

Au début, la Brasserie Ceres produira quatre types de bière: une pils, une blanche, une ambrée et une porter. D’abord en canettes, puis ultérieurement en bouteilles et en fûts aussi. Ensuite, l’entreprise multipliera les gammes en suivant un triple principe: plus d’amertume, plus d’alcool et plus de goût. "On brassera de tout: des bières de type abbaye, une IPA, peut-être une bière vieillie en fût de chêne, peut-être une bio avec du malt et du houblon cultivés en Belgique, une bière sans gluten…" L’important étant de faire "des bières que nous aimons", martèle Damien Demunter qui avoue un penchant pour le houblon. L’homme a passé treize ans de sa vie professionnelle au service des Trois Brasseurs, le réseau de micro-brasseries déployé en France et en Amérique du Nord par le groupe Auchan. Il a notamment installé neuf micro-brasseries pour le compte du groupe au Canada. Il y a six mois, il a décidé de devenir son propre employeur et s’est lancé comme consultant indépendant. Parallèlement, il a mis à l’étude son projet de créer sa propre brasserie.

 

Un "positionnement original"

Cédric van Zeeland, son beau-frère, avoue avoir été séduit par le business plan et l’approche stratégique du projet. Il a décidé d’y investir et sa femme a fait de même. Lui est actif dans le secteur immobilier, elle est spécialisée en gestion et finance. Outre l’investissement en capital, ils aideront la Brasserie Ceres de leurs lumières de gestionnaires quand ce sera nécessaire. "C’est un projet mûrement réfléchi, commente le petit-fils de l’ancien Premier ministre Paul van Zeeland. Ceres ne sera pas le énième brasseur belge, mais aura un positionnement original."

Ils visent à créer un ancrage local à Nivelles et environs, tout en attaquant les marchés à l’export, Canada et Etats-Unis en tête en profitant de la reconnaissance attachée aux bières "made in Belgium". Ils espèrent dépasser les 5.000 hl d’ici cinq ans, peut-être plus vite, et proposer une palette de bières très large. "Nous avons plein de recettes dans nos cahiers", assure Damien Demunter.

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