Urban Farm s'ouvre à GoGreen Capital

Urban Farm a ouvert sept potagers collaboratifs à ce jour et compte les multiplier à l’avenir. ©Urban Farm

La spécialiste des projets d’agriculture urbaine augmente son capital de 1,39 million d’euros. À cette occasion, un nouvel actionnaire apparaît au tour de table: GoGreen Capital, une firme de venture capital bruxelloise.

Urban Farm Company, la jeune pousse spécialisée dans la conception, l’accompagnement et la réalisation de projets d’agriculture urbaine, a augmenté son capital de 1,39 million d’euros en août dernier pour le porter à 2,9 millions. Autrement dit, elle l’a quasiment multiplié par deux.

L’opération a été réalisée en deux temps: la conversion d’une série de créances en actions, pour 389.000 euros, et une injection de fonds en espèces, pour un peu plus d’un million. À l’occasion de l’augmentation de capital en espèces, un nouvel actionnaire a fait son entrée dans le tour de table: GoGreen Capital. Ce dernier a souscrit pour un demi-million.

Créée en 2013 par Jean-Patrick Scheepers, Urban Farm commence à jouir d’une certaine notoriété en Belgique et en France, où elle a essaimé récemment.

Ses deux filiales PeasandLove Belgique et PeasandLove France proposent des morceaux de potager urbain en location à l’année, services de jardinier inclus dans le "package": le client n’a plus qu’à se déplacer pour venir récolter les fruits et légumes de ses arpents personnalisés.

Perte reportée

Mais les nouvelles idées prennent du temps à se concrétiser et plus encore à se transformer en flux financiers positifs. Dans ses derniers comptes publiés, à fin mars 2018, Urban Farm Company accusait une perte nette de 693.000 euros, plus lourde de 500.000 euros que la perte 2017.

Du coup, ses pertes reportées ont atteint 680.000 euros, en regard d’un capital social de 764.000 euros.

Depuis lors, en mai 2018, la société avait déjà augmenté son capital de 750.000 euros pour reconstituer ses fonds propres.

On ne connaît pas encore ses résultats à l’issue de l’exercice 2018-2019, mais on peut supposer qu’ils se seront encore traduits par une perte nette.

La double augmentation de capital qui vient d’avoir lieu a vraisemblablement servi la même cause que l’an dernier, à savoir reconstituer ses ressources financières.

Expansion

Sur le terrain, Urban Farm compte aujourd’hui sept fermes urbaines en exploitation selon le concept "PeasandLove" de location de parcelles. La dernière en date a été ouverte en mai 2019 au club de sport et de détente "David Lloyd" à Uccle.

Jean-Patrick Scheepers et son équipe comptent en inaugurer cinq à sept autres d’ici la fin 2020 en Belgique et en France, avant d’accélérer leur expansion au cours des années suivantes, ainsi que l’a déclaré voici peu le fondateur au magazine Tendances.

Les principaux contributeurs

Les actionnaires existants ont participé à la nouvelle levée de fonds dans des proportions variées: parmi eux, ce sont la société française RFPC et le fonds d’investissement wallon Otium Consumer qui ont le plus contribué à l’augmentation de capital en cash, à hauteur de 99.000 et 229.000 euros respectivement.

La firme de venture capital bruxelloise a versé 500.000 euros sur le million apporté en cash.

Mais toutes catégories d’actionnaires confondues, c’est le nouvel arrivant, GoGreen Capital, qui a fourni le plus gros effort en versant 500.000 euros dans l’escarcelle d’Urban Farm.

Cette firme de venture capital a été fondée en 2010 par la famille Begault (celle-là même qui avait codétenu et géré le bureau de courtage d’assurance Boels & Begault jusqu’à sa revente au britannique Bain Clarkson en 1993) avec un capital initial de 10 millions d’euros, qui a été porté trois ans plus tard à 17 millions.

Elle s’est fixé pour stratégie d’investir dans des jeunes pousses à gros potentiel de croissance dans le secteur de l’énergie renouvelable. Un secteur défini au sens large, puisque le projet développé par Urban Farm s’inscrit plus dans le durable que dans l’énergie.

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