Publicité

Quick Restaurants change de mains

©BELGAIMAGE

Mise à l’étalage en juin, la chaîne de restauration rapide a trouvé acquéreur: une info obtenue à bonne source, mais non confirmée par Qualium, le propriétaire.

La chaîne de restauration rapide française d’origine belge Quick Restaurants vient de changer de propriétaire, a-t-on appris vendredi à bonnes sources. Au siège de Qualium Investissement, la filiale de la Caisse des dépôts et consignations française qui détenait 94% de Financière Quick, le holding faîtier du groupe de "fast food", on n’a pas souhaité répondre à notre demande de confirmation. Le personnel des bureaux centraux de Quick Restaurants a été invité à une réunion lundi prochain, au cours de laquelle lui sera dévoilé "une grande nouvelle", nous dit-on en interne. Il s’agira selon toute vraisemblance de l’annonce de la transaction.

Des deux derniers candidats en lice, ce serait le britannique TDR qui emporterait le morceau.


Bien que le flou demeure quant à l’identité de l’acquéreur, il ne restait plus que deux candidats en lice au début du mois, d’après l’agence Bloomberg: la société d’investissement américaine OakTree Capital et la britannique TDR Capital. Dans les couloirs du groupe, la rumeur qui circulait à la veille du week-end donnait TDR Capital gagnant.

800 millions ou moins?

Quick Restaurants exploite 495 restaurants et emploie quelque 19.000 personnes pour un chiffre d’affaires légèrement supérieur au milliard d’euros. Dans son secteur, le groupe est numéro trois en Europe et numéro deux en France derrière McDonald’s. Il avait été racheté par la CDC à la Compagnie nationale à portefeuille d’Albert Frère en 2007. À l’époque, le repreneur avait cofinancé son investissement par de la dette qu’il avait fait reposer sur Quick Finance. C’est ce qui explique qu’encore aujourd’hui, le groupe doive supporter une dette d’environ 600 millions d’euros.

©BELGA

Sur le marché français, la chaîne a été affectée voici quatre ans par le décès d’un client dans un de ses restaurants à Avignon. Bien qu’aucun lien n’ait été établi entre la mort de l’adolescent et le repas qu’il avait ingéré, l’événement a terni la réputation du groupe. Il a dû aussi faire face à un regain de concurrence de la part de chaînes comme KFC et Burger King. Du coup, la part du marché français détenue par Quick est retombée de quelque 25 à 18%.

En dépit de ces différents déboires, la direction de la chaîne a tenté d’y relancer une dynamique positive. Le mouvement s’est traduit par de la grogne dans les rangs de ses franchisés, qui estiment qu’ils ont été mis sous (trop) forte pression pour contribuer à redresser rapidement les comptes.

Valorisation

Ces divers éléments laissent à penser que Qualium n’aura peut-être pas réussi à obtenir le montant qu’il souhaitait initialement de la vente de ses 94% dans Quick – les six autres pour-cent sont aux mains du management. En juin dernier, quand avait percé l’information selon laquelle Quick était mis à l’étalage ("L’Echo" du 3 juin), on parlait d’une valorisation supérieure ou égale à 800 millions d’euros. À titre de comparaison, en 2007, la CDC avait déboursé 730 millions.

Les banques mandatées pour diriger les négociations sont Goldman Sachs et Rothschild.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés