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Quick bientôt racheté par Burger King

©BELGA

On savait Quick en vente. Son repreneur sera vraisemblablement le groupe Bertrand, le master franchisé français de Burger King.

On savait que la chaîne de restauration rapide Quick allait changer de mains. Si on tablait plutôt sur une reprise par un fonds, c'est finalement un acteur industriel qui devrait reprendre l'enseigne. En effet, le groupe Bertrand et Qualium Investissement - qui détient la chaîne de hamburgers-  sont entrés en négociations exclusives en vue de l’acquisition du groupe Quick.

Il faut savoir que le groupe Bertrand est l’actionnaire majoritaire de Burger King  France, une joint-venture détenant la master franchise Burger King en France.

La fin de la marque Quick?

Cela dépend du pays.

  • En France, les restaurants Quick seront progressivement transférés sous l'enseigne Burger King.
  • En Belgique, au Luxembourg et dans le reste du monde, par contre l'enseigne restera Quick. Les Belges fans du Whoopers devront toujours traverser la frontière pour déguster leur hamburger favori.

Pour quel prix?

Aucun montant n'a été avancé pour la transaction. En juin dernier, quand avait percé l’information selon laquelle Quick était mis à l’étalage, on parlait d’une valorisation supérieure ou égale à 800 millions d’euros. À titre de comparaison, en 2007, la CDC avait déboursé 730 millions pour racheter le groupe.

- fondé par Olivier Bertrand, le groupe gère des restaurants, hôtels et sociétés de distribution de boissons pour un volume de ventes de 600 millions d'euros,
- il es actif dans la restauration de luxe, la restauration classique, la restauration rapide et les concessions,
- c'est l’actionnaire majoritaire de Burger King France, une joint-venture détenant la master franchise Burger King pour la France,
- il compte parmi ses marques Au Bureau, Café Leffe, Angelina, la Brasserie Lipp, le Saint James Paris et le Relais Christine.

Actuellement, avec 509 restaurants et quelque 19.000 personnes, Quick affiche un chiffre d’affaires légèrement supérieur au milliard d’euros. C'est le n°3 de son secteur en Europe et n°2 en France derrière McDonald’s.

Pour rappel, le producteur du Giant avait été racheté par la CDC à la CNP d’Albert Frère en 2007. À l’époque, le repreneur avait cofinancé son investissement par de la dette qu’il avait fait reposer sur Quick Finance. C’est ce qui explique qu’encore aujourd’hui, le groupe doive supporter une dette d’environ 600 millions d’euros.

Sur le marché français, la chaîne a été affectée voici quatre ans par le décès d’un client dans un de ses restaurants à Avignon. Bien qu’aucun lien n’ait été établi entre la mort de l’adolescent et le repas qu’il avait ingéré, l’événement a terni la réputation du groupe. Il a dû aussi faire face à un regain de concurrence de la part de chaînes comme KFC et Burger King. Du coup, la part du marché français détenue par Quick est retombée de quelque 25 à 18%.

En dépit de ces différents déboires, la direction de la chaîne a tenté de relancer une dynamique positive. Le mouvement s’est traduit par de la grogne dans les rangs de ses franchisés, qui estiment qu’ils ont été mis sous (trop) forte pression pour contribuer à redresser rapidement les comptes.


©Bloomberg

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