15.000 emplois à la casse chez Renault

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Le constructeur automobile français Renault envisage de supprimer environ 15.000 emplois dans le monde, dont 4.500 en France, dans le cadre d'un plan d'économies de 2 milliards d'euros sur trois ans. Le projet, qui doit être rendu public vendredi matin, a été annoncé jeudi soir aux organisations syndicales de l'entreprise.

Ce vendredi, Renault doit communiquer sur son vaste plan de restructuration au niveau mondial. Selon plusieurs sources syndicales, informées ce jeudi par la direction du constructeur auto, il est question de supprimer 15.000 postes. L'entreprise employait plus de 180.000 personnes dans 37 pays à la fin de l'année 2018. Cette réduction des effectifs devrait se faire "sans licenciement sec", via des départs volontaires, des mesures de mobilité interne ou de reconversion. 

10
%
Un tel plan représente une réduction d'un peu moins de 10% des effectifs du groupe au losange, qui se montaient l'an dernier à 180.000 personnes dans le monde et à 48.500 personnes dans l'Hexagone.

Renault espère ainsi faire des économies de 2 milliards d'euros sur trois ans. La France serait particulièrement touchée avec 4.500 suppressions de postes sur les 48.500 que compte l'entreprise dans l'Hexagone. 

Franck Daout, représentant CFDT, a précisé sur BFM TV que "(en France), ce ne sont non pas 4.500 suppressions sèches d'emploi mais des départs à la retraite naturels (...) et le système de départs volontaires qui est en place depuis quelques années". "Le point marquant, c'est que les suppressions d'emplois et (...) surtout les réorganisations de sites vont se faire par la négociation avec les pouvoirs publics et les organisations syndicales. Ils ont beaucoup insisté la dessus", a-t-il ajouté.

Des fermetures de site au menu 

Renault, qui a accusé l'an dernier sa première perte nette en dix ans, doit présenter vendredi matin aux analystes financiers et à la presse son plan d'économies de deux milliards d'euros pour redresser la barre. 

Outre les réductions d'effectifs, les syndicats craignent aussi la fermeture de plusieurs petits sites en France, comme Choisy, Caudan et Dieppe, et la fin de l'assemblage de véhicules dans les usines de Flins et de Maubeuge pour rationaliser la production. "Ils ont également dit qu'il y avait des sujets sur plusieurs sites et qu'il allait falloir discuter", a ajouté Franck Daout, sans plus de précision. Un porte-parole de Renault a refusé de faire un commentaire. 

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