188 emplois supprimés chez Punch Powertrain

©BELGA

La direction de l'équipementier automobile limbourgeois a précisé ses intentions lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire. La fermeture de l'usine ne semble pas à l'ordre du jour.

Les pertes d'emplois au sein de l'entreprise Punch Powertrain étaient dans l'air. Elles se concrétisent. Un conseil d'entreprise extraordinaire s'est tenu ce vendredi. La direction y a fait part de son intention de supprimer les postes de 172 ouvriers et 16 employés. L'équipementier emploie 1.100 personnes, c'est donc près d'un emploi sur cinq qui est appelé à disparaître dès le premier trimestre 2020.

Une éventuelle fermeture de l'usine ne semble pas à l'ordre du jour.

L'incertitude demeure toutefois sur l'avenir des départements R&D (recherches et développements et SG&A (sales, general and administration). Pour l'heure, aucune décision n'a été communiquée prolongeant l'incertitude.

Les craintes quant à une éventuelle fermeture de l'usine ne semblent, elles, pas à l'ordre du jour. La direction a expliqué aux syndicats que tout fonctionne normalement de ce côté-là, mais les syndicats ajoutent qu'en avril, elle disait la même chose.

Enfin des éclaircissements 

La délégation syndicale arrive à l'entreprise. ©BELGA

La semaine dernière, en apprenant par voie de presse les menaces qui pesaient sur l'emploi, les salariés de l'entreprise avaient arrêté le travail. Ils exigeaient au plus vite des éclaircissements. Le travail avait depuis repris lors.

"Cela fait une semaine que je ne dors plus", indique un ouvrier.

"La seule chose positive, c'est que nous avons enfin des éclaircissements. Notre coeur est cassé, mais nous nous battrons."
Raf Dal Cero
FGTB

La direction explique sa décision par les coûts de l'usine alors que les conditions de marchés sont déjà difficiles. "C'est toujours la même chose", réagit Raf Dal Cero de la FGTB Metea. "La seule chose positive, c'est que nous avons enfin des éclaircissements. Notre coeur est cassé, mais nous nous battrons."   

La direction avait dans un premier temps indiqué étudier plusieurs scénarios. Ils seraient ensuite présentés aux syndicats. Jeudi, la tenue d'un conseil d'entreprise extraordinaire a été décidée alors que le dialogue social était initialement prévu pour la mi-septembre.

L'après Ford Genk

C'est donc un nouveau coup dur pour la région déjà touchée par la fermeture de Ford Genk. Néanmoins, Punch Powertrain n'échappe pas à la morosité actuellement rencontrée dans le secteur automobile.

Punch Powertrain avait été acquis en 2016 par le Chinois Yinyi pour 1 milliard d'euros. Dans l'incapacité de rembourser des prêts, ce dernier a dû le mois dernier se mettre sous le régime de protection contre ses créanciers.

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