24 nouvelles stations au gaz naturel à Bruxelles et en Wallonie cette année

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Le gaz naturel compressé s’affiche comme une alternative abordable au diesel. Plus de 100 stations sont recensées en Belgique, essentiellement en Flandre. Mais le maillage en Wallonie et à Bruxelles prend forme. Avec 19 stations actuelles et 24 nouveaux projets prévus en 2019.

Ils ont du mal à se faire entendre, mais plusieurs acteurs de la scène énergétique belge le crient déjà depuis quelques années. Une des solutions les plus accessibles pour rouler en polluant moins, c’est le gaz naturel ou CNG: "Compressed Natural Gas" ou gaz naturel compressé en français.

"On parle beaucoup d’essence, mais la vraie alternative au diesel, c’est le CNG", tranche Maarten Van Houdenhove, en charge de la communication chez Dats 24.

Depuis 2011, la filiale de Colruyt croit dans le gaz naturel pour les voitures. L’impulsion est venue de Jef Colruyt lui-même. Le carburant règle la problématique des particules fines et du NOx et affiche des niveaux de CO2 similaires au diesel et donc plus faibles que l’essence. Si bien que beaucoup voient dans la technologie une belle solution de transition entre les véhicules thermiques classiques et les technologies comme le véhicule électrique ou à hydrogène. Qui plus est, le gaz naturel peut être produit à partir d’énergie renouvelable et encore diminuer l’empreinte écologique globale du conducteur.

Réseau en expansion

Le tout est d’avoir une station près de chez soi ou, à défaut, près de son travail. Là aussi, les progrès sont considérables. Dats 24 a fait ses comptes. Il y a aujourd’hui en tout 109 stations en Belgique, dont 62 de Dats 24. Il y en avait à peine une quinzaine il y a quelques années. 40 nouvelles stations vont ouvrir en plus en 2019, dont 24 à Bruxelles et en Wallonie.

"On vient d’ouvrir la première station en province de Liège à Seraing. Nous avons 25 projets de stations en 2019 dont 14 Wallonie", témoigne à ce titre Maarten Van Houdenhove. "Un appel à projet de la Région wallonne durant cet automne a suscité beaucoup d’intérêt des exploitants et va encore renforcer le déploiement des stations", pointe pour sa part Didier Hendrickx, public affairs manager de gas.be. C’était la faiblesse du maillage en Belgique alors que 90 des stations qui proposent du gaz naturel compressé sont situées en Flandre, l’essentiel des voitures au CNG s’y trouvant également. L’écart va donc se réduire.

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Citant un rapport de la Creg, Hendrickx indique que le coût est largement inférieur pour un véhicule au gaz par rapport à un véhicule électrique ou hybride. Le véhicule au gaz "ne demande pas de changement des habitudes du particulier ou de l’entreprise. Il a une plus grande autonomie et le ravitaillement est rapide. En plus, le coût total de possession est intéressant au niveau du leasing", détaille-t-il.

C’est principalement le groupe Volkswagen qui pousse la technologie au niveau des constructeurs. Les marques importées en Belgique par D’Ieteren représentent plus de 90% du marché belge des voitures neuves au CNG (80% en 2017). "Nous avons un engagement ferme vers l’électrique, mais nous travaillons sur toutes les technologies de transition en fonction de la demande des marchés", explique Jean-Marc Ponteville, porte-parole de Volkswagen en Belgique.

Plus que l’électrique

4.000 voitures au gaz ont été immatriculées en Belgique en 2018, une progression de 60%. Un chiffre modeste, mais emblématique car il dépasse le nombre de voitures électriques (3.600). Si on prend les utilitaires on arrive à 5.000 nouvelles immatriculations en 2018 pour un parc roulant de 14.000 voitures au gaz naturel compressé.

Le groupe Volkswagen a récemment choisi la marque Seat pour développer la technologie. La marque sera donc la tête de proue de la technologie CNG pour VW au prochain salon de l’Auto. "On va faire des actions. Des remises spécifiques et des primes éco seront prévues", nous dévoile Dries De Weert, PR Manager de Seat en Belgique.

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Typiquement, une voiture au CNG est 2.000 euros plus cher qu’une version essence. On peut donc imaginer que les actions au salon auront pour objectif de diminuer cette différence. Ores et Resa proposent d’ailleurs une prime de 500 euros à l’achat d’un véhicule en Wallonie.

"La petite Mii existe en CNG, la nouvelle Ibiza, la Leon 5 portes, le break et le SUV Arona aussi depuis janvier. Avec une gamme tellement large, c’est facile de proposer quelque chose d’intéressant", détaille De Weert. Les nouvelles voitures au CNG proposent typiquement 500 kilomètres d’autonomie au gaz et 170 km à l’essence. Un autre argument de taille pour que les Wallons sautent aussi le pas et optent pour le véhicule au gaz naturel.

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