600 scooters partagés arrivent à Bruxelles

Le CEO er cofondateur de Felyx, Quinten Selhorst ©Dann

Une société néerlandaise, Felyx, arrive sur la capitale et va installer 600 scooters électriques et partagés dans 6 communes en l'espace d'un mois.

Après les centaines de trottinettes, place aux scooters partagés dans les rues de la capitale. La jeune société hollandaise Felyx investit Bruxelles dès ce mercredi. Et elle n’arrive certainement pas la fleur au fusil. Dès ce mercredi, 200 scooters partagés sont disposés dans sa zone d’activités. Deux semaines plus tard, 200 autres seront rajoutés, et idem en juillet. De quoi totaliser 600 scooters partagés sur Bruxelles.

Une arrivée de scooters massive qui va mettre au défi Scooty, l’autre société déjà présente sur ce segment à Bruxelles. La filiale d’Europcar, active à Bruxelles et à Anvers a senti le vent tourner et est en train de doubler sa flotte à Bruxelles pour la porter à 250 unités encore ce mois-ci dans les rues de la capitale.

Le prix pratiqué est le même que celui de Scooty, soit de 26 centimes la minute. À ceci près que le prix du véhicule garé lorsque l’on ne veut pas clôturer la réservation est de 5 centimes la minute chez Felyx pour 7 centimes chez Scooty. " Si vous avez un rendez-vous en dehors de la zone, vous pouvez garder le scooter pour 3 euros de l’heure. C’est intéressant", insiste Peter Jan Kok, en charge du lancement de Felyx à Bruxelles.

Ceci peut être intéressant pour un plus grand nombre dans la mesure où l’autonomie des scooters électriques Niu déployés est entre 80 et 100 kilomètres, de quoi atteindre des distances bien en dehors de la ville.

Bruxelles plus ouverte qu'Amsterdam

Felyx a été créée en 2017. Outre ses fondateurs et d’autres investisseurs privés, ABN Amro a aussi participé à la levée de fonds. "Nous avons levé 4,2 millions d’euros ce qui est bien assez pour développer les activités à Bruxelles", explique Peter Jan Kok.

©Photo News

La jeune entreprise n’a que 120 scooters à Amsterdam, car la législation locale ne lui permet pas d’en avoir plus. Elle est aussi active à Rotterdam et à La Haye. L’un dans l’autre, Felyx possédera autant de scooters à Bruxelles que dans l’ensemble des Pays-Bas.

La législation est donc clairement plus favorable à Bruxelles pour ce type de service. Felyx estime d’ailleurs que grâce à son " caractère international", Bruxelles est adéquate pour ce service " Les employés, les expatriés et les étudiants correspondent parfaitement à notre groupe cible ", détaille le CEO et cofondateur de Felyx, Quinten Selhorst.

Active sur 6 communes dont Saint-Gilles, Bruxelles-Ville ou Uccle, Felix proposera aussi des zones de stationnement dans d’autres communes par exemple à Herman Debroux à Auderghem ou au musée du tram. Autour de l’Atomium, la start-up a également tracé une zone d’activité en forme… d’Atomium pour le clin d’œil.

Un concurrent de plus pour Scooty 

Du côté de Scooty, le discours est convenu face à l’arrivée de ce concurrent. "Je peux vous dire qu’on ne réagit pas négativement. Felyx va contribuer à changer les mentalités et à se tourner vers des alternatives à la mobilité durable ", insiste Camille Callens, en charge des relations presse de Scooty.

"Ce qui nous différencie de Felyx, c’est qu’on est une start-up bruxelloise créée par des Bruxellois. On connait très bien la ville. Les autres acteurs ne pourront pas faire un copier-coller de nos activités", dit-elle.

Le vandalisme est une question importante quand il s’agit de véhicules partagés. Un scooter électrique n’est pas une trottinette et vaut bien plus cher. Pour les protéger, Felyx va les désactiver de 1h à 6h du matin. Aussi, Felyx a décidé de ne pas laisser la possibilité de parquer les scooters avec la seule béquille latérale, mais seulement avec la centrale.

Quand les scooters de 100 kg ne sont pas actifs, les roues sont bloquées et si plusieurs personnes décident de les soulever, une alarme se met en route. Scooty estime que sa meilleure connaissance de la ville, où elle est active depuis 3 ans, lui donne un avantage notamment en ce qui concerne les risques de vandalisme.

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