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Accord entre Ford Genk et les syndicats

©BELGA

La direction et les syndicats de Ford Genk sont parvenus, après des semaines de négociations intensives, à un projet d'accord relatif à un plan social pour les ouvriers du site limbourgeois, a annoncé mercredi soir le conciliateur social.

Pour rappel, la direction de Genk avait dû faire appel, la semaine dernière, à un conciliateur social vu l'impasse des négociations notamment autour de l'ampleur des primes de départ qui seront versées à la fermeture aux 4.300 ouvriers de Genk.

"Les ouvriers de Ford Genk seront invités ce vendredi 8 mars dans les usines Ford de Genk pour des sessions d’informations et pour prendre connaissance des conditions individuelles qui leur seront soumises dans le cadre du plan social. Ils recevront également un bulletin de vote." C’est ce qu’indiquait le communiqué de presse publié mercredi dsoir.

La direction a toutefois refusé de divulguer la moindre information concernant les détails du projet d’accord. "Les ouvriers doivent être informés en premier lieu", a précisé Jo Declercq, le porte-parole du constructeur.

Le projet d’accord ne concerne que les ouvriers. Pour les employés et les travailleurs des sous-traitants, il n’y a pas encore de projet finalisé sur la table. Pour ces catégories de personnes, les négociations étaient encore en cours hier au SPF Emploi à Bruxelles, celles-ci n’ayant démarré qu’en fin d’après-midi.

L’heure de vérité

Pour des milliers de travailleurs, c’est donc l’heure de vérité. Après des semaines d’intenses négociations, ils espéraient enfin obtenir un peu de clarté quant aux conditions proposées pour pouvoir  bénéficier d’un départ anticipé ainsi qu’à propos des primes de départ qui seront versées en cas de fermeture définitive de l’entreprise.

Plusieurs dizaines de militants avaient fait le déplacement et s’étaient postés devant l’entrée du SPF Emploi. Une centaine de policiers avaient été mobilisés pour l’occasion. Il est arrivé par le passé qu’un noyau dur de militant ne prenne le bâtiment d’assaut, à bout de nerf après les longues heures d’attente. D’où la présence policière importante.

Devant l’usine de Genk, une concentration de travailleurs s’était également formée spontanément. Tous étaient impatients d’obtenir des informations sur leur sort.

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