Daimler va réduire ses coûts

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Après une perte d'exploitation de 1,56 milliard d'euros au deuxième trimestre, le constructeur automobile Daimler a annoncé une intensification de ses réductions de coûts.

Daimler a annoncé mercredi qu'il allait intensifier ses réductions de coûts après avoir subi au deuxième trimestre une perte d'exploitation de 1,56 milliard d'euros en raison des frais juridiques liés au diesel et du coût de remplacement d'airbags du producteur japonais Takata.

Le constructeur allemand de voitures de luxe, qui avait publié un bénéfice avant intérêts et taxes (Ebit) de 2,6 milliards d'euros sur la même période en 2018, a précisé que cette perte trimestrielle était due à des charges exceptionnelles d'un montant global de 4,2 milliards d'euros.

Résultats inférieurs à ceux de 2018

"De manière générale, nous intensifions le programme de performance au niveau du groupe et examinons notre portefeuille de produits afin de préserver les succès futurs", a déclaré le président du directoire, Ola Källenius, cité dans un communiqué.

Daimler avait prévenu le 12 juillet qu'il serait en perte au deuxième trimestre, à l'occasion d'un quatrième avertissement sur son bénéfice annuel en à peine plus d'un an. Il avait alors prédit que ses résultats de 2019 seraient "significativement" inférieurs à ceux de l'an dernier. Mais il voit son EBIT s'améliorer "nettement" au deuxième semestre par rapport au premier.

La "croissance plus faible qu'attendu des marchés automobiles" ainsi que les conséquences du scandale des moteurs diesel truqués et le rappel massif de véhicules en raison d'un problème sur les airbags Takata plombent cependant le résultat. De lourds investissements dans la voiture électrique et autonome du futur pèsent également sur les comptes.

Dans son communiqué du 12 juillet, Daimler avait évalué les provisions dans le cadre du "dieselgate" à "environ 1,6 milliard d'euros", tout en chiffrant à "environ 1 milliard d'euros" le coût du rappel des véhicules dotés d'un airbag Takata, susceptible de se casser sous la pression en projetant des fragments de métaux. L'agence allemande de l'automobile a imposé en juin le rappel de 60.000 voitures de marque Mercedes-Benz, pour lesquelles le constructeur est soupçonné d'avoir installé des logiciels pour truquer les émissions. Daimler conteste ces accusations.

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