Dieselgate: perquisitions chez Fiat et Iveco dans plusieurs pays

Fiat Chrysler a déjà été au coeur d'une procédure aux États-Unis soldée en 2019 par des accords à l'amiable. ©REUTERS

Dix sites industriels de Fiat et Iveco en Allemagne, Italie et Suisse font l'objet de perquisitions dans le cadre d'une enquête sur les manipulations des moteurs diesel, le Dieselgate.

Une dizaine de perquisitions coordonnées sont menées ce mercredi par les autorités allemandes, italiennes et suisses, chez les constructeurs automobiles Fiat et Iveco, dans le cadre de l'enquête sur le "Dieselgate", a annoncé le parquet de Francfort.

"Des enquêteurs d'Allemagne, d'Italie et de Suisse perquisitionnent actuellement dix sites industriels (…) pour obtenir des preuves d'un dispositif de manipulation" des moteurs diesel par ces deux entreprises, ont indiqué les autorités allemandes. L'enquête concerne deux moteurs installés dans des "véhicules de marques Alfa Romeo, Fiat et Jeep", appartenant à l'italo-américain Fiat Chrysler, et d'Iveco, propriété de l'italien CNH Industrial, ont-elles précisé.

Ces perquisitions sont menées de "manière coordonnée" dans les régions allemandes du Bade-Wurtemberg et de la Hesse (ouest), du Piémont (nord de l'Italie), et du canton de Thurgovie, au nord de la Suisse. Leur "durée (…) n'est pas prévisible", a ajouté le parquet de Francfort. Elles s'inscrivent dans la vaste enquête sur les manipulations des moteurs diesel dévoilées il y a cinq ans et qui a ébranlé la quasi totalité de l'industrie automobile allemande, ainsi que des groupes internationaux du secteur.

30
milliards €
Soit la somme qu'a coûté le scandale du Dieselgate au constructeur allemand Volkswagen.

Ces dispositifs de manipulation des moteurs permettaient de les faire apparaître moins polluants lors de tests en laboratoire que sur les routes. Le scandale a été révélé en septembre 2015, lorsque le premier constructeur mondial Volkswagen a reconnu avoir truqué 11 millions de véhicules.

Un précédent chez Fiat

Fiat Chrysler fut déjà au coeur d'une procédure aux États-Unis soldée en 2019 par des accords à l'amiable.

Le groupe, accusé par les autorités américaines d'avoir équipé plus de 100.000 véhicules d'un logiciel de trucage, avait accepté de verser jusqu'à 515 millions de dollars à différents régulateurs, et 300 millions de dollars d'indemnités pour solder une action concertée de clients.

Le Dieselgate a coûté à Volkswagen plus de 30 milliards d'euros, dont la majeure partie aux États-Unis.

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