L'ancien CEO d'Audi inculpé pour fraude suite au dieselgate

Rupert Stadler, le CEO d'Audi, a été remis en liberté en octobre 2018. ©EPA

Des poursuites pénales ont été engagées ce mercredi par le tribunal de Munich contre l'ancien patron d'Audi, Rupert Stadler, des suites du scandale de manipulation des émissions polluantes des véhicules diesel du groupe Volkswagen (dieselgate).

Après Martin Winterkorn, ex-CEO de Volkswagen , c'est au tour de Rupert Stadler d'être inculpé par les tribunaux allemands dans l'affaire des véhicules diesel truqués. Ce mercredi, le parquet de Munich a annoncé avoir engagé des poursuites pénales pour "fraude", "émission de faux certificats" et "publicité mensongère", à l'encontre de l'ancien CEO d'Audi et de trois cadres du groupe allemand. Le porte-parole de la marque aux anneaux a déclaré dans un communiqué qu'il était "dans l'intérêt de l'entreprise, de ses actionnaires et de ses employés de faire la lumière sur les origines de la crise du diesel de 2015".

Administrateur délégué d'Audi pendant 11 ans, Rupert Stadler est accusé d'avoir poursuivi la mise en circulation de véhicules diesel des marques Volkswagen et Audi malgré sa connaissance présumée de la présence de logiciels de manipulation des émissions polluantes destinés à déjouer les tests antipollution. Il avait été placé en détention provisoire en juin 2018 avant d'être libéré en octobre dernier.

Dieselgate

Cette inculpation fait partie des retombées d'un scandale ayant éclaté en septembre 2015, après que l'agence américaine de l'environnement (EPA) eut accusé le groupe allemand Volkswagen d'avoir équipé 11 millions de véhicules (VW, Audi et Porsche) diesel d'un logiciel capable de fausser le résultat des tests antipollution et dissimulant des émissions dépassant parfois jusqu'à 40 fois les normes autorisées. Il est estimé que le dieselgate a coûté près de 30 milliards d'euros au constructeur depuis le début de la controverse.

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