Nissan avoue aussi des cas de tricherie antipollution

©REUTERS

Le constructeur automobile nippon avoue des falsifications de contrôles de pollution concernant les véhicules produits au Japon. Elles visent les émissions de gaz d'échappement et les tests d'économie de carburant.

Le constructeur d'automobiles japonais Nissan reconnaît que la plupart de ses usines au Japon ont employé des méthodes de contrôle de pollution de véhicules inappropriées.

Les mesures des performances concernaient les émissions de gaz d'échappement et des tests d'économie de carburant. Elles n'ont ainsi pas été effectuées conformément au protocole prescrit. Les rapports d'inspection ont,eux, été basés sur des valeurs de mesure altérées, a expliqué le constructeur dans un communiqué.

Le problème a été révélé, insiste Nissan, lors d'inspections pratiquées en interne. A la demande des autorités, Nissan a certes été forcé depuis septembre dernier de conduire des inspections sur la façon dont sont ou ont été contrôlés ses véhicules. Il avait en effet dû reconnaître que des personnes non-certifiées apposaient leur signature sur des documents de tests. Conséquences? 1,2 million de véhicules avaient été rappelés, dont la totalité de ses voitures de tourisme produites au Japon au cours des trois dernières années.  Le constructeur avait alors attribué ce manquement à une pénurie de personnel.

Partenaire de Renault, le constructeur n'a toutefois pas précisé le nombre de véhicules concernés cette fois, ni la durée, en mois ou années, durant laquelle ces méthodes illégales ont été employées. La tricherie toucherait toutefois 19 modèles vendus au Japon.

Nissan affirme que toutes les mesures qui s'imposent seront prises pour éviter que cela se reproduise. "Des investigations exhaustives sur les faits décrits ci-dessus, y compris sur les causes et les antécédents de ce type de mauvaise conduite, sont en cours."

Quant au mécanisme de test, il sera remplacé d'ici la fin juillet. Nissan conclut en indiquant que ce manquement ne compromettait pas la sécurité des modèles concernés et que les relevés des compteurs kilométriques étaient conformes aux niveaux présentés dans les catalogues de ses produits.

L'action Nissan reculait en Bourse de Tokyo alors que l'action Renault abandonnait 2,6% en début de séance avant de réduire son recul.

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