Nissan choisit le chef des activités chinoises comme nouveau CEO

©EPA

Makoto Uchida devient le nouveau CEO de Nissan. Le directeur général délégué de Mitsubishi, l'Indien Ashwani Gupta, le secondera.

Nissan   tenait ce mardi son conseil d'administration. À l'agenda: la désignation d'un successeur à son CEO Hiroto Saikawa, poussé à la démission le mois dernier après avoir été rattrapé par une affaire de prime indûment perçue en 2013, du temps où Carlos Ghosn dirigeait le groupe.

Le choix du clan Nissan

Le groupe a donc opté pour un candidat interne. Il s'agit de Makoto Uchida (53 ans) l'actuel patron des activités de la firme en Chine, apprend-on de sources proches du dossier. Une décision, dit-on, prise à l'unanimité.

Makoto Uchida prend la direction du groupe Nissan. ©document Nissan

Makoto Uchida aura pour mission de relancer le constructeur japonais, partenaire de Renault et fragilisé par la disgrâce de Carlos Ghosn, et des résultats financiers en chute libre.

Jun Seki (58 ans), chargé depuis mai dernier du "redressement de la performance" du groupe, est nommé vice-COO

Nissan a donc privilégié les pistes internes pour les changements à sa tête. En externe, une personnalité s'est toutefois imposée: Ashwani Gupta (49 ans) qui devrait devenir directeur opérationnel du groupe japonais. Originaire d'Inde, il est actuellement directeur opérationnel de Mitsubishi Motors et responsable de l'activité des véhicules utilitaires légers au sein de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. 

La nouvelle équipe prendra ses fonctions le 1e janvier 2020.

Couper les liens avec Renault

43%
capital
Renault détient 43% du capital de Nissan.

La tâche d'Uchida ne sera pas aisée. Certains chez Nissan désirent voir le constructeur japonais s'émanciper encore davantage de Renault, qui détient 43% de son capital, tandis que le vœu de la partie française, notamment, est de relancer l'alliance, paralysée depuis l'arrestation puis l'inculpation de Carlos Ghosn fin 2018 pour des malversations financières présumées.

"Ce qui nous importe nous, en tant qu'actionnaire de Renault, c'est que le futur dirigeant de Nissan soit bien pro-alliance, évidemment", avait souligné vendredi dernier Martin Vial, le président de l'Agence des participations de l'État (APE) français, qui détient 15% de Renault. "Certains chez Nissan voient l'alliance comme un élément marginal, alors que c'est un élément fondamental pour le redressement du groupe", insiste-t-on de source proche du dossier.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect