Sale temps pour l'emploi automobile

Daimler a déclaré vouloir supprimer "plusieurs milliers" d'emplois dans le monde d'ici fin 2022. ©Bloomberg

Audi, Ford, BMW, Jaguar Land Rover... tous ont annoncé d'importantes réductions d'effectifs cette année. Aujourd'hui, Daimler ajoute son nom à la liste en déclarant vouloir supprimer "plusieurs milliers" d'emplois.

Depuis le début de l'année, les pertes d'emploi dans le secteur automobile mondial se succèdent. Aujourd'hui, c'est au tour de Daimler d'affirmer sa volonté de supprimer "plusieurs milliers" d'emplois dans le monde d'ici fin 2022.

Le secteur est en pleine mutation. Il est confronté à des règles environnementales de plus en plus contraignantes et des attentes énormes en matière de véhicules électriques et autonomes. De quoi voir les coûts de développement exploser. Ajoutez à cela un ralentissement mondial du marché, en particulier en Chine, et les effets du Brexit ou de la guerre commerciale sino-américaine.

Transformation sans précédent pour l'industrie automobile

"L'industrie automobile se trouve au cœur de la plus grande transformation de son histoire", souligne Daimler dans un communiqué.

Le constructeur ambitionne une réduction des dépenses de personnel de 1,4 milliard d'euros dans les trois ans. Les postes d'encadrement seront, eux, réduits de 10% dans le monde.

Ces mesures de restructuration font déjà l'objet d'un accord avec les partenaires sociaux au sein du conseil d'entreprise. Leur mise en oeuvre sera approfondie dans les prochaines semaines.

Les uns après les autres

Au début de l'année, Jaguar Land Rover avait ouvert le bal en envisageant de se séparer de quelque 10% de ses effectifs (4.500 emplois) au Royaume-Uni dans le cadre d'un vaste programme de réduction des coûts.

Honda lui avait emboîté le pas en annonçant la fermeture de son site britannique. Bilan: 3.500 personnes sur la sellette.

©Bloomberg

Les annonces se sont alors accélérées: Audi, marque haut de gamme du groupe Volkswagen, a dévoilé un plan prévoyant la suppression de 9.500 emplois environ d'ici 2025. Le groupe VW a annoncé que 7.000 emplois seraient perdus à l'horizon 2023 suite, notamment, à une automatisation des tâches routinières.

BMW a aussi présenté un plan d'économies destiné à éviter des "mesures drastiques". Au final, le personnel sera confronté à des baisses de primes et une révision du système de participation aux bénéfices.

Enfin, il y a les 12.000 emplois européens en péril chez Ford, sans compter les dégâts collatéraux de la baisse de régime du secteur sur les fournisseurs tiers. 

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