Accord entre Renault, Nissan et Waymo (Google) autour de la voiture autonome

Waymo est une filiale de Google dédiée à la conception de voitures autonomes. ©REUTERS

Les deux constructeurs alliés comptent sur l'expertise de Waymo, une filiale du groupe Alphabet (Google), en matière de véhicules autonomes afin d'explorer, dans un premier temps, les "opportunités de marché" au Japon et en France. Pour l'instant, l'accord ne concerne pas la fabrication de voitures.

Un accord "exclusif" a été signé entre le groupe Renault, son partenaire japonais Nissan et la filiale spécialisée dans les voitures autonomes d'Alphabet (Google) Waymo.

Forbes avait tenté l'expérience Waymo One en mai dernier.

Par cet accord, les deux constructeurs espèrent bénéficier de l'expertise de l'entreprise américaine dans le cadre du développement de leur stratégie autour des véhicules sans chauffeur. Fondée en 2016, au départ d'un projet mené par Google en parallèle de ses activités, Waymo fait partie des entreprises pionnières du secteur. Depuis fin 2018, son service de taxis autonomes "Waymo One" est en phase test à Phoenix, dans l'Arizona.

Phase d'étude

Dans un communiqué, les partenaires déclarent vouloir réaliser "un travail de recherche conjoint sur les questions commerciales, légales et réglementaires liées aux offres de services de mobilité autonome". La phase d'étude concernera, dans un premier temps, la France et le Japon, avant de s'élargir à d'autres pays, à l'exception de la Chine.

Le partenariat ne prévoit pour l'instant pas de projet commun aux trois entreprises concernant la fabrication de véhicules autonome ou dans l'établissement de futures solutions de mobilités autonomes. Le vice-président de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, Hadi Zablit, s'est toutefois dit vouloir rester ouvert à de telles perspectives dans le futur alors que Renault et Nissan prévoient d'établir des "joint-ventures" (coentreprises) à 50-50 dans leurs pays d'origine pour développer des services de transports autonomes.

Une bouffée d'air

Après des derniers mois mouvementés, rythmés par une fusion avortée avec le groupe Fiat Chrysler Automobiles (FCA), l'intensification des tensions relatives à des questions de gouvernance avec son partenaire japonais Nissan et les remous causés par l'affaire Carlos Ghosn, Renault peut enfin respirer et se concentrer sur l'avenir. 

Par ailleurs, le Wall Street Journal déclare, ce matin, les conflits de gouvernance entre Renault et Nissan résolus, s'appuyant sur des sources proches du dossier.

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