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Après 10 ans, personne n'a encore réussi à imiter le modèle Dacia

Aujourd’hui, la Sandero fait partie d’une gamme de 7 modèles. Les véhicules sortent de deux usines au Maroc et en Roumanie qui tournent en deux shifts à quasi plein régime. ©Publicis Events France

Dacia a dix ans, vient de dépasser le cap des 500.000 voitures vendues par an et fonctionne bien en Belgique. Ils sont beaucoup à vouloir imiter ce succès du "low cost" Renault, sans succès pour le moment.

Un volant un peu raide, un intérieur qui me rappelle ma Mégane d’il y a 12 ans (mis à part l’écran tactile), quand je prends place dans la Dacia Sandero édition "anniversaire", pas de grande surprise. Une Dacia, c’est sans fioritures, ça fait le boulot. Car sur les petites routes qui nous emmènent de Bruxelles à Mons, rien à redire, la Dacia nous emmène d’un point A à un point B, tout fonctionne, rien n’est superflu.

"Sur le marché belge particulier, Dacia est la marque la plus vendue après les généralistes, devant Toyota et Hyundai."
Jean-Paul Renaux
Directeur Benelux de Renault

C’est ça, le succès Dacia, qui à l’heure de souffler ses dix bougies a dépassé le cap symbolique des 500.000 véhicules vendus par an. "On est passé d’un positionnement ‘low cost’ à celui d’un achat malin", sourit le directeur commercial de Dacia, François Mariotte.

Dacia, c’est d’abord une aventure d’Europe centrale et de l’Est. Après la chute du Mur, "les gens ne pouvaient pas s’y acheter de nouvelles voitures et n’achetaient que des occasions, on s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire", raconte ainsi François Mariotte.

Les coûts, encore et toujours les coûts

Dacia a, dès le début, pris le problème à l’envers: plutôt que de développer un véhicule et de voir après comment on pouvait réduire les coûts de production, il a décidé de partir de l’idée des coûts bas et de là, développer une voiture.

"Nous effectuons une chasse aux coûts sur toute la chaîne de valeur, que ce soit à la production, la conception et la commercialisation."
François Mariotte
Directeur commercial Dacia

Aujourd’hui, la maîtrise des coûts est et doit rester l’ADN de la société. À l’origine, les ingénieurs de Dacia ont utilisé des pièces et des technologies existantes pour fabriquer une voiture. Aujourd’hui encore, une nouvelle option, version ou évolution sur une Dacia ne se fera que si la demande pour celle-ci est très forte. De quoi également avoir des voitures fiables car roulant sur des technologies éprouvées.

Dix ans après la Logan, la gamme Dacia compte 7 modèles. "On a gagné 20% en moyenne et ce dans des marchés qui stagnent. Comme l’a dit notre 500.000e client, en Espagne, Dacia est un remède anti-crise", sourit François Mariotte.

©Mediafin

La marque a en effet bénéficié des années de crise en Europe, où les consommateurs ont limité leurs achats à l’essentiel. Chez Dacia, on le sait très bien, dans les années qui viennent, avec une certaine reprise en Europe, la croissance de la marque sera peut-être un peu moins grande.

Aventure montoise

C’est ici à Mons que le premier espace dédié à Dacia est né en Belgique. Si Philippe Brebant, administrateur délégué du groupe Omni-Cars, a décidé à l’époque de faire un espace dédié à la Dacia, c’est qu’il ne voulait pas à l’époque qu’un client vienne chez Renault pour repartir avec une Dacia. "Dacia amène du volume. Mais quand vous vendez une Dacia, vous n’avez pas le droit à l’erreur car il n’y a pas beaucoup de rentabilité sur un véhicule. Il est par exemple essentiel que ce soit vous qui vendiez les accessoires", explique-t-il aujourd’hui.

100.000 en Belgique

On se dirait par exemple en traversant la Wallonie que c’est le marché idéal pour Dacia: un marché où l’on trouve davantage de clients ayant un pouvoir d’achat plus faible. Mais cela fonctionne bien au nord aussi, avec notamment l’utilitaire, le Docker qui y fait des très bonnes ventes, nous dit-on chez Dacia.

Et en Wallonie, des clients aisés optent également pour la marque. "La première Dacia que j’ai vendue, c’était à un client à qui j’ai repris un break Volvo. C’est moi qui ai dû lui rendre de l’argent", se souvient en souriant Philippe Brebant.

"Pour Dacia, la Belgique est l’une des plus belles performances du marché", explique pour sa part Jean-Paul Renaux, directeur général de Renault au Benelux. Aujourd’hui Dacia est 13e sur le marché belge et 7e sur le marché des véhicules particuliers. Quelque 85.000 Dacia ont été vendues sur le marché belge en 10 ans. Le cap des 100.000 véhicules sera dépassé avant la fin de l’année, de quoi encore avoir le sourire chez Renault Belgique.

La gamme avait débuté en 2005 avec la Dacia Logan. ©BELGAIMAGE

En attendant, la concurrence se démène encore et toujours pour tenter d’amener une alternative à Dacia. Les rumeurs d’une VW à 7.000 euros se font par exemple de plus en plus insistantes. "La concurrence? Ça fait dix ans que j’entends ça", sourit François Mariotte. Force est de constater que personne n’a encore réussi à l’imiter. Peu de publicité, pas de remise, des pièces éprouvées et un focus systématique sur les coûts: la recette, elle, est pourtant connue.

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