Carlos Ghosn dénonce à l'ONU sa "persécution judiciaire"

Carlos Ghosn et son avocat Junichiro Hironaka ©REUTERS

Les avocats de la famille de l'ex-patron de l'Alliance Renault-Nissan dénoncent notamment l'interdiction imposée à Carlos Ghosn de tout contact avec son épouse.

Les avocats de la famille de Carlos Ghosn ont saisi le groupe de travail des Nations Unies. Ils dénoncent la "persécution judiciaire" dont fait l'objet, selon eux, le président déchu de Renault-Nissan au Japon. La requête a été déposée vendredi, selon les avocats.

Ils reprochent l'interdiction faite à Carlos Ghosn, par les autorités japonaises, de communiquer avec son épouse. Ils parlent d'une mesure "attentatoire aux droits fondamentaux", "humainement choquante et totalement injustifiée en droit".

15 obligations et interdictions

L'ex-patron de Renault et Nissan, poursuivi au Japon pour malversations financières, a été remis en liberté sous caution le 25 avril 2019. Il est désormais assujetti à 15 obligations et interdictions. Parmi ces interdictions, celle de communiquer avec son épouse autrement que par l'intermédiaire d'avocats japonais ou à moins d'obtenir au préalable l'autorisation du tribunal concernant l'heure, le lieu, la manière et le contenu des rencontres et communications, rappellent Mes Zimeray et Finelle.

Cette nouvelle manoeuvre déloyale vise à sanctionner Carlos Ghosn pour avoir protesté de son innocence et refusé la confession attendue par le procureur japonais.
Avocats de Carlos Ghosn

"Les recours déposés par les avocats japonais de Monsieur Carlos Ghosn contre cette interdiction (...) ont été successivement rejetés de façon discrétionnaire par la Cour d'appel de Tokyo et la Cour suprême, et ce sans justification."

Ils jugent Carlos Ghosn "otage" de la justice japonaise, "qui cherche depuis le début à l'isoler et à le détruire psychologiquement pour affaiblir sa capacité à se défendre de manière effective."

"Cette nouvelle manoeuvre déloyale vise à sanctionner Carlos Ghosn pour avoir protesté de son innocence et refusé la confession attendue par le procureur japonais." Les deux avocats demandent au groupe de travail de l'ONU de sommer l'État japonais de mettre fin à cette situation.

Les avocats de la famille de Carlos Ghosn avaient déjà déposé une première requête en mars 2019, dénonçant la "détention arbitraire" de l'ex-PDG.

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