Carlos Ghosn va prendre la présidence de Mitsubishi

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C'est désormais officiel, Carlos Ghosn, PDG de Nissan et Renault, va aussi devenir le président de Mitsubishi Motors. Une information qui fait espérer une reprise en main du constructeur aux abois malgré l’agenda déjà chargé du charismatique et ambitieux patron.

Carlos Ghosn est l'homme qui a bâti sa réputation sur sa capacité à réduire les coûts. Il supervisera désormais la gestion de Mitsubishi Motors qui anticipe une perte d’exploitation de 28 milliards de yens (246 millions d’euros) sur l’exercice fiscal qui s’achèvera fin mars. Mais au-delà de cette perte, Mitsubishi doit surtout faire face au coût probable du scandale du trucage des chiffres de consommation de plusieurs de ses modèles, qui ont conduit au printemps à la chute de son cours de Bourse, puis au sauvetage par Nissan.

Cette nomination en tant que président du conseil d’administration, proposée par Nissan, devra être approuvée en décembre par les actionnaires et administrateurs de Mitsubishi Motors. Pour l'épauler chez Nissan, Ghosn nomme un co-PDG japonais. C'est son actuel numéro deux et directeur de la compétitivité, Hiroto Saikawa, qui est promu à ce poste.
"Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une mise en retrait de ma part. Ce que je dis, c'est que j'aurai besoin de temps pour soutenir MMC", a déclaré Carlos Ghosn lors d'une conférence de presse à Tokyo.

2,09 milliards €
Carlos Ghosn, PDG de Nissan et Renault, va prendre la présidence du conseil d'administration de Mitsubishi Motors, dont Nissan vient de prendre le contrôle de fait pour 237,4 milliards de yens (2,09 milliards d'euros), a annoncé jeudi Mitsubishi.

L'actuel président du conseil de MCC, Osamu Masuko, restera président non-exécutif du groupe, a-t-il précisé, confirmant des informations données mercredi par plusieurs médias. La nomination de Carlos Ghosn à la présidence du conseil d'administration sera effective le 14 décembre, a ajouté Mitsubishi, dont Nissan avait orchestré un plan de sauvetage au printemps après le scandale provoqué par l'aveu du trucage des données de consommation de plusieurs modèles.

Nissan a annoncé en mai le rachat pour environ 237 milliards de yens (2,08 milliards d'euros) de 34% du capital de Mitsubishi après que celui-ci a admis avoir falsifié les données de consommation de carburants de quatre modèles de mini-véhicules, dont deux commercialisés sous la marque Nissan. En août, Mitsubishi a déclaré avoir découvert des données faussées sur la consommation de huit autres modèles, en mettant en cause des erreurs de communication, un défaut de gouvernance et des pressions internes.

Mitsubishi Motors dispose de technologies qui peuvent être utiles à Nissan, notamment pour les véhicules électriques, et les méthodes appliquées chez ce dernier sont censées se montrer efficaces aussi chez Mitsubishi Motors.

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