CBRE désigné pour vendre le site d'Opel Anvers

Le conseiller en immobilier CB Richard Ellis (CBRE) a été mandaté par General Motors afin de trouver un acquéreur pour le site industriel Opel à Anvers. L'incertitude sur le sort des travailleurs reste entière.

Le constructeur automobile General Motors a mandaté CB Richard Ellis (CBRE) afin de trouver un acquéreur pour le site industriel Opel à Anvers, annonce la société de conseils en immobilier.

Situé dans le Port d’Anvers, ce site totalise une surface de 950.000 m², "ce qui placerait ce site au rang des plus importantes transactions immobilières pour le secteur industriel", souligne CBRE. Les terrains voisins sont occupés par Total, Exxon Mobil, ou encore Katoen Natie.  Le site comporte actuellement 490.000 m² de bâtiments de production, entrepôts logistiques et bureaux.

"Le site de General Motors est un des rares terrains en pleine propriété dans le Port. Il présente dès lors un potentiel unique de développement", explique Gaétan Clermont, CEO de CB Richard Ellis Belgique et Luxembourg.

Selon CBRE, le site peut être soit vendu dans sa totalité, pour faire l’objet d’un redéploiement complet, ou morcelé en plusieurs parties.

INCERTITUDE SUR LE SORT DES TRAVAILLEURS

44 jours. C’est le délai dont dispose encore le comité de coordination chargé de trouver un repreneur pour Opel Anvers. Fin juin, conformément au plan ficelé par GM Europe, la moitié des salariés du site ont quitté leurs fonctions. La publication la semaine dernière du rapport d’exploitation annuel de l’usine a beau avoir fait grincer des dents - Opel Anvers a réalisé en 2009 un bénéfice estimé à 11,9 millions d’euros bien que ses lignes aient tourné au ralenti- la situation des 1.300 ouvriers reste peu claire.

Très prompt à communiquer sur le dossier, Kris Peeters; proche de la "cellule de crise" dans sa fonction de ministre président flamand, se retient de toute déclaration formelle ou informelle depuis le 29 avril, date à laquelle fut révélée l’existence d’une liste de 16 candidats potentiellement ouverts à l’idée d’investir sur les rives de l’Escaut. Si Rudi Kennes (FGTB) a ravivé la flamme en déclarant, il y a quelques jours, qu’Anvers "conservait une chance réelle de trouver un repreneur", l’espoir s’amenuise de jour en jour. D’après nos informations, cinq à six dossiers reposent toujours sur la table de la direction belge. Parmi eux, les candidatures d’entreprises liées à l’industrie automobile "mais pas seulement", nous dit-on...

Problème: si la vente est déjà difficile - "Opel Anvers, ce n’est qu’un terrain et des bâtiments bientôt sans activités. On n’y trouve pas de centre de recherche et développement, pas de département marketing", résume Wilson De Pril, président d’Agoria Automotive- General Motors tient désormais les commandes des négociations. Le groupe privilégierait nettement la plus-value immobilière pour un site idéalement placé en plein coeur du port anversois. Outre le fait de dégager de belles liquidités, le scénario éviterait également à GM de se tirer une balle dans le pied en offrant à la concurrence (Hyundai a été cité) une usine en état de marche, proche des marchés cruciaux que sont, pour Opel, l’Allemagne et l’Angleterre.

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