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Comment BMW est devenu le numéro 1 du marché automobile belge

Pour Eddy Haesendonck, pendant le covid, le consommateur a opté "pour des certitudes", des véhicules avec une bonne longévité.

Une gamme de produits qui arrivent "avec un timing parfait", des contrats flexibles et un marché de plus en plus Premium ont placé BMW à une première place historique en Belgique.

Il a beau dire que ce n’est pas le plus important pour lui, cela doit certainement lui faciliter la vie quand il va à Munich, à la maison mère du groupe BMW. Eddy Haesendonck, le CEO de BMW Belux, reste sur une "winning streak".

Pendant huit mois d’affilée, la marque BMW s'est classée numéro un du marché belge dans les classements mensuels, toutes marques confondues. Devant des marques grand public traditionnelles comme Volkswagen ou Peugeot.

12,13%
de part de marché
Les voitures BMW et Mini totalisent plus de 12% de part de marché en Belgique et représentent près d'une voiture immatriculée sur huit en 2021.

BMW a ainsi enregistré 29.639 immatriculations sur cette période, soit plus de 3.000 voitures en plus que Volkswagen. Rajoutez-y les 5.161 Mini immatriculées et vous obtenez une part de marché de plus de 12% pour le groupe BMW en Belgique. "Un conducteur sur huit roule dans nos produits", sourit le patron.

"Le succès d’aujourd’hui est le fruit des investissements des dernières années. Les produits que l’on a aujourd’hui, c’est ce que le marché demande", estime Eddy Haesendonck. BMW profite notamment d’une gamme étoffée en SUV, un type de véhicule qui se vend de plus en plus. "Les SUV représentent la moitié de nos ventes", détaille Haesendonck.

Salon phygital

En l’absence de salon en 2021, BMW avait mis sur pied un plan B "phygital" bien rôdé. En plus de services numériques 24h/24 7j/7 qui ont fait un bond de cinq ans en une fois", un salon physique sur rendez-vous a été installé à Bornem. Il était également possible d’obtenir des rendez-vous en concession. Les clients ont apprécié, indique le patron. Pour lui, la satisfaction client est le maître mot alors que cette dernière augmente dans les classements de référence de l'industrie.

"Le covid était pour beaucoup l’excuse idéale pour ne pas rendre un service. On s’est dit qu’on allait faire le contraire."
Eddy Haesendonck
CEO De BMW Belux

"Notre ambition n’était pas d'être numéro 1. Ce qui est important, c’est que le client soit content. S’il est content, il reste fidèle", assure le CEO. "Le covid était pour beaucoup l’excuse idéale pour ne pas rendre un service. On s’est dit qu’on allait  faire le contraire. C'est parce que c'est le covid qu'on va vous rendre ce service."

BMW Belux a ainsi permis de déposer des voitures en dehors des heures d'ouverture sans contact, propose une assistance à vie sur route pour tout client qui passe au minimum une fois en concession tous les deux ans, etc. Autant de services qui encouragent la fidélité, selon le patron.

BMW Belux n'a pas non plus entrepris de restructuration à la hussarde, comme d'autres marques, de son réseau de distributeurs. Une concentration est bien à l'œuvre, mais uniquement sur une base volontaire, assure la filiale de Munich. "Certains partenaires veulent arrêter, d'autres veulent investir. Nous les mettons en relation", assure Haesendonck, qui peut compter sur 67 points de vente en Belgique.

Le salon de l’auto de Bruxelles est une vitrine importante pour BMW - pour ses nouveaux produits mais aussi pour tenter de prouver que ses produits peuvent être abordables pour des clients qui n’y auraient pas pensé.

BMW est donc plus que favorable à un salon de l’auto en janvier 2022. "Nous nous sommes engagés à participer au salon de Bruxelles, si la grosse majorité des marques est sur place", confie Haesendonck.

Les astres sont alignés pour BMW. Munich, la ville de son siège, accueille lundi le premier salon automobile, officiellement de la Mobilité, depuis la crise du coronavirus en Europe. "L’occasion d’avoir une vitrine pour montrer nos nouveautés et parler positivement pour faire partie de la solution et non du problème", estime Haesendonck.

Timing électrique

La dynamique dans les voitures "propres" de BMW est un peu différente de celle de l’industrie automobile dans son ensemble. On se souvient en effet du lancement de la i3, un véhicule électrique respectueux de l’environnement jusque dans ses matériaux dès 2013.  

Mais par la suite, au vu de ventes de véhicules électriques insuffisantes, BMW a préféré faire une pause avant de lancer de nouveau produits 100% électriques. Une pause désormais bel et bien finie. Alors que les voitures électriques sont en train de s’imposer, BMW va enchaîner les sorties de modèles 100% électriques, avec 13 véhicules électriques et 25 électrifiés d'ici 2025.

"Le timining est parfait", estime le patron. "Avant, le marché n'était pas prêt car il n’y avait pas d’infrastructure", dit-il. Ce passage dans l'électrique a eu pour principal avantage que BMW a formé de nombreux mécaniciens à l'électrique. Un avantage de choix aujourd'hui.

"Pour la ix3, commercialisée depuis mars, nous voulions réaliser 1.000 ventes cette année. Nous allons faire le double. La i3, lors de ses meilleures années, n'en faisait que 500. La dynamique est pareille pour la iX et la i4 avec des préventes de plus de 500 unités", détaille le patron.

Contrats flexibles

Une autre facette du succès de BMW en Belgique viendrait de ses offres originales du point de vue du financement. "Plus personne n’achète une voiture cash. Nous avons développé de nouveaux produits avec la banque du groupe, parmi lesquels le 'Switch', pour pallier l’incertitude et ne pas freiner le changement." Le Switch rentre dans le cadre d’un leasing ou d’un renting financier classique, à ceci près que moyennant un léger surcoût, il est possible de résilier son contrat à tout moment. Une offre sur mesure alors que de nombreux clients hésitent entre l’achat d’un diesel, d'une essence, d'une hybride ou d'une électrique. "C’est très utilisé. Surtout pour les hybrides. Pour les X5 hybrides, deux contrats sur trois sont des contrats Switch", témoigne Eddy Haesendonck.

L’autre élément qui joue en faveur de BMW est que la vente de véhicules aux entreprises se porte mieux que la vente de véhicules aux particuliers en 2021. Le marché devient d'ailleurs de plus en plus premium. Ce dont BMW, Audi et Mercedes-Benz profitent.

Mais la boucle ne serait pas non plus bouclée sans parler des motos. Et devinez quoi? Dans ce domaine aussi, BMW est numéro 1 du marché belge. Une bonne nouvelle pour la compétition que BMW ne fasse pas dans l'utilitaire.

140 Mini électriques supplémentaires pour Deloitte

Deloitte annonce la commande 140 Mini Electric, "la plus grosse commande de Mini Electric en Europe à ce jour".

"Parmi les jeunes diplômés de Deloitte, 26% choisissent aujourd'hui une voiture entièrement électrique", explique la société de consultance. Pas moins de 88% des voitures qu'elle a commandées depuis juin 2021 sont électriques et hybrides.

L'entreprise dispose sur ses sites belges de quelque 540 bornes de recharge.

Il y a un an, Deloitte avait déjà ajouté 100 Mini Electric à sa flotte.
Outre l'adaptation de sa flotte de voitures de société, Deloitte rappelle aussi ses investissements dans une mobilité plus flexible avec comme objectif la neutralité carbone d'ici 2030.

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