Coup de grâce pour Opel Anvers

General Motors vient d’annoncer qu’aucun des repreneurs potentiels ne satisfait aux conditions nécessaires pour reprendre l’usine d’Anvers, qui devra donc fermer ses portes à la fin de l'année.

GM Belgium a confirmé, lundi après-midi dans un communiqué, la fermeture à la fin de l'année de l'usine Opel à Anvers, tout en ajoutant rester prêt d'ici là à discuter de toute "offre raisonnable".

Selon GM Belgium, aucun candidat repreneur n'a été en mesure de présenter un business plan durable pour l'usine. Dès lors, la recherche d'un investisseur du secteur intéressé par la poursuite des activités a été arrêtée, explique l'entreprise.

Conformément au plan de restructuration conclu, la production se poursuivra à Anvers jusqu'à la fin de l'année. Ensuite, les activités seront arrêtées et l'usine fermée.

Le syndicat belge CSC, qualifie de "vrai scandale" cette décision qui devrait déboucher sur la fermeture du site. "Cette annonce (...) constitue le coup de grâce pour les travailleurs d'Opel Anvers et les sous-traitants", ajoute-t-il, estimant que "GM achève Opel Anvers".

Opel, en difficultés, avait opté pour une sérieuse cure d'amaigrissement passant par la suppression de 8.300 emplois sur 48.000 en Europe d'ici à 2015 et la fermeture de l'usine d'Anvers, déclenchant une vague de protestations, notamment en Belgique.

Il s'était donné jusqu'au 30 septembre pour trouver un repreneur pour son site belge, condamné en cas d'échec à une fermeture en fin d'année.

Le patron d'Opel, Nick Reilly, avait indiqué jeudi, en marge du salon automobile de Paris, que son groupe comptait analyser durant le week-end des propositions d'investisseurs souhaitant poursuivre une activité automobile à Anvers.

Il avait aussi précisé qu'en cas d'échec de ces pourparlers, Opel chercherait un autre type d'investisseurs, qui pourrait utiliser le site pour d'autres types d'activités, comme la logistique.


"Nous collaborerons avec le gouvernement flamand à un nouveau projet industriel", assure lundi le syndicat CSC. Son secrétaire régional, Marc Van Thielen, a toutefois reconnu qu'il n'avait "pas beaucoup d'espoir".

Le syndicat suggère d'ailleurs "que l'on donne cette usine à cette région et à ses travailleurs en échange d'un euro symbolique, pour que la reconversion puisse commencer le plus rapidement possible".

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