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D'Ieteren dope son labo en mobilité du futur

Via sa filiale Lab Box, D’Ieteren Auto a lancé Lizy, une plateforme de leasing entièrement numérique. ©Lab Box

Lab Box, l’accélérateur de start-ups du distributeur automobile belge né en septembre 2017, vient de se voir doter de capitaux supplémentaires. Le groupe entend jouer un rôle significatif dans la mobilité de demain.

Coup d’accélérateur pour Lab Box. Le start-up studio de D’Ieteren Auto, destiné à capter et développer les services de mobilité de demain auprès des jeunes pousses du secteur, vient de se voir doter de quelque 6,6 millions d’euros supplémentaires par sa maison mère, portant son capital à 9,2 millions d’euros, a-t-on appris à bonne source.

6,6 millions €
Lab Box vient de se voir doter de quelque 6,6 millions d’euros supplémentaires par sa maison mère, portant ainsi son capital à un total de 9,2 millions d’euros, a-t-on appris.

"Il s’agit de financer différentes opérations", nous explique Michaël Grandfils, manager et membre du conseil d’administration de la filiale du distributeur automobile belge, interrogé sur ce développement. "Tout d’abord, il en va d’un soutien à la structure en tant que tel, au niveau des frais de fonctionnement, tout simplement. Ensuite, une partie de ces capitaux est liée à la recapitalisation d’autres participations comme, typiquement, Poppy (qui opère des véhicules partagés à Anvers depuis janvier 2018 et a repris l’activité de son concurrent bruxellois Zipcar, fin février, NDLR) ou Zipcar". Mais, plus globalement, "l’opération montre surtout que notre actionnaire continue à croire fortement dans ce qu’on fait et à en avancer le financement".

"Nous sommes sérieux depuis le départ avec Lab Box", souligne pour sa part Denis Gortemans, CEO de D’Ieteren Auto. Et ce, parce que "nous avons l’ambition de vouloir jouer un rôle significatif dans la mobilité de demain, une mobilité durable et accessible. Or, ce genre d’activité d’accélération de start-ups, où l’on étudie des développements novateurs, demande beaucoup de R&D". Ce qui a, évidemment, un coût. Que le groupe est prêt à assumer, histoire de fournir des services de pointe à sa clientèle "en complémentarité avec notre offre de distribution et de vente auto (Audi, Bentley, Volkswagen, Porsche, Seat,…, NDLR)". Et ce, sans phagocyter aucunement les cibles de la SPDG, le family-office de la famille Périer, actionnaire à 25,5% de D’Ieteren, aux activités dans les matériaux nanostructurés en acier (Nanosteel) jusque dans les vitrages photovoltaïques (Sunpartner Technologies) – voire même dans la biotech Epics, fondée par les anciens dirigeants d’Ogeda. "À la différence de nous, la SPDG est plus focalisée sur des cibles industrielles et internationales."

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Du reste, doit-on s’attendre à de nouvelles prises de participation, après les coups de filet de Zipcar, voire à de nouveaux services tels que l’application de mobilité intelligente aidant à l’intermodalité Pikaway ou la plateforme de leasing entièrement numérique Lizy? "Si vous me demandez si à court ou moyen terme il y a anguille sous roche, c’est non", sourit Denis Gorteman. En coulisses, on entend tout de même qu’un projet serait à l’étude.

Bientôt deux ans d’activité

Le projet Lab Box est né en septembre 2017 d’un constat: la Belgique est l’un des pays les plus embouteillés au monde. D’Ieteren Auto a donc décidé de faire ce terrain, "petit mais complexe" un "laboratoire vivant" par le biais de son start-up studio. L’accélérateur de start-ups né alors se penche désormais aussi bien sur la mobilité connectée et partagée que sur les voitures autonomes et électriques. Et ce, parfois même en collaboration avec les universités.

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