D'Ieteren se lance dans les scooters partagés

©Morrec

D’Ieteren ajoute des scooters à sa flotte de voitures partagées à Anvers. L’occasion pour la société d’accumuler de l’expérience dans les nouveaux systèmes de mobilité. D’Ieteren utilise aussi cette expérience pour offrir des systèmes de gestion de flottes aux entreprises.

D’Ieteren active l’accélérateur dans la vente de mobilité à Anvers. Après avoir lancé une flotte de 350 véhicules partagés en janvier dernier, sa filiale Poppy propose désormais des scooters à ses utilisateurs.

Il s’agit de 25 scooters électriques partagés sur le même modèle du free floating. Comprenez que les véhicules peuvent être garés n’importe où en voirie (là où c’est légal) dans la zone d’activité à la fin de la location. Après une phase de test, la flotte devra passer à 100 scooters partagés électriques à Anvers.

"Les véhicules partagés doivent devenir le réflexe, pas juste une solution de back-up."
Valentin Haarscher
Administrateur de Poppy

La tentation était grande pour les équipes de Poppy, alors qu’un autre service de scooters électriques s’est lancé en juillet 2017 à Anvers, il s’agit de Scooty qui appartient à Europcar. Ce dernier existait déjà à Bruxelles depuis octobre 2016, mais on nous l’avoue sans détour, à Anvers les scooters partagés fonctionnent mieux. "La ville s’y prête d’avantage car elle est plus petite. On couvre facilement toute la ville avec un scooter. Bruxelles reste plus axée sur la voiture", nous explique Yessin Aattache, le responsable presse de Scooty.

Scooty vient d’ajouter 190 scooters en Belgique dont 120 à Anvers. En tout, Scooty compte 120 scooters partagés à Bruxelles et 200 à Anvers. Au sein d’Europcar, le service devrait essayer à plus long terme de créer des ponts avec les autres services de mobilité partagée de la société comme Ubeeqo, un service de voitures partagées à stations fixes.

Premier multimodal

C’est le gros avantage de Poppy qui sera le premier acteur en Belgique à proposer des moyens de transports différents au sein de la même interface. Dans l’application Poppy, l’utilisateur pourra soit opter pour un scooter soit pour une voiture en fonction du type de trajet qu’il doit effectuer. "Nous constatons que notre communauté d’utilisateurs est déjà très multimodale: ils utilisent à la fois les voitures partagées, les vélos partagés et les transports publics", indique ainsi le CEO de Poppy, Alexander Van Laer.

La centaine de scooters s’ajoutera aux voitures partagées de Poppy. ©Morrec

Le prix pratiqué par minute sera plus bas que celui d’une voiture. Il passe de 33 à 25 centimes, soit l’équivalent de la tarification de Scooty.

En 8 mois d’existence à Anvers, Poppy a déjà enregistré 16.000 utilisateurs pour plus d’un million de kilomètres roulés.

Les mentalités changent et de plus en plus de gens ont une autre vision sur la mobilité. Ce qui crée un terreau propice pour les nouveaux services de mobilité. On nous le dit tant chez Poppy que chez Scooty. "Il y a une vrai traction pour le modèle partagé, mais la récurrence d’utilisation n’est pas encore celle que l’on voudrait", nous explique Valentin Haarscher, administrateur de Poppy.

Ici, on aimerait que des clients abandonnent une voiture au profit de ce type de service, ce qui serait la preuve que le marché est mature. "On doit progresser dans la récurrence. Il faut que ça devienne le réflexe pas juste une solution de back up", dit Haarscher.

Les flottes d’entreprises

Poppy est une émanation de Lab Box, la filiale de D'Ieteren qui développe les nouveaux modes de mobilité au sein de D’Ieteren. L’expérience Poppy lui donne un beau savoir faire dans la gestion de flottes partagées. 

Chez Lab Box, on travaille donc a une solution de gestion de flottes partagées pour entreprises. Une solution qui pourrait inclure différents types de véhicules que ce soient des voitures, scooters ou même des vélos. 

En tant que filiale de D’Ieteren, Lab Box teste la solution sur des flottes de véhicules des employés de la maison afin de résoudre les complexités que génère un tel système. 

Le jeu en vaut la chandelle car in fine le but est d’arriver à vendre de la mobilité que ce soit aux particuliers ou aux entreprises et non plus seulement des voitures. De la sorte, D'Ieteren se protégerait de la transformation drastique que beaucoup anticipent pour le secteur l’automobile.

©Morrec

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content