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D'Ieteren va-t-il sortir de l'activité automobile? Axel Miller répond

©Photo News

Axel Miller nous explique qu'il utilisera le cash issu de la cession de parts dans Belron sans précipitation, pour investir dans des sociétés où D'Ieteren pourra créer de la valeur à long terme.

Axel Miller, le CEO de D'Ieteren est clair, la vente de 40% de Belron ce n’est pas un désaveu de la société, mais surtout l’opportunité de réduire l’importance de Belron au sein du groupe D’Ieteren. 

"Belron représente une partie très importante du patrimoine de D’Ieteren, environ 70% des actifs, on ne voulait pas que Belron devienne D’Ieteren et que D’Ieteren devienne Belron", nous explique le CEO Axel Miller.

Après avoir dégagé un bon milliard d’euros de cash, le CEO a donc à nouveau les coudées franches pour investir dans d’autres sociétés. "Nous pensons qu’il y a d’autres activités avec des potentiels de croissance importants dans lesquelles nous pouvons investir pour créer de la valeur à long terme", nous explique-t-il.

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Comme avec l’acquisition récente de Moleskine, D’Ieteren ne se donne pas d’exclusive et sonde le marché pour des cibles potentielles. Axel Miller nous avoue cependant qu’avec les liquidités présentes actuellement sur le marché, les bonnes cibles ne sont pas légion et les prix très élevés. D’Ieteren n’achètera pas à tout prix. "On ne se sent pas d’obligation de devoir investir rapidement", insiste Miller.

D’Ieteren estime néanmoins qu’elle a une bonne carte à jouer avec ses capacités de management et d’investissement pour faire croître des sociétés à potentiel comme elle entend le faire avec Moleskine. "On doit trouver le bon investissement, dans lequel on a une valeur ajoutée et dans lequel on peut créer de la valeur à long terme", détaille Axel Miller.

Pendant plusieurs années après la vente d’Avis Europe, D’Ieteren a sondé le marché pour un rachat, la firme connaît donc relativement bien l'environnement et les cibles potentielles.

Parallèlement, les divers rachats de Belron en son sein, comme par exemple CARe en Belgique dans la carrosserie ou l’acquisition de 80% des actions du groupe Maisoning (une société française fournissant des services à l’habitat), prouvent que D'Ieteren utilise aussi son cash pour développer ses activités en portefeuille.

Ce sera donc également le cas avec Moleskine. "On inclut le management dans les discussions. On leur dit 'continuez à vous développer, on est là pour vous appuyer'", dit Axel Miller qui explique que D'Ieteren a toujours utilisé l'argent généré par l'activité voiture pour en développer d'autres. 

Et quand on lui demande si D'Ieteren risque de sortir dans les prochaines années de l’activité automobile, il répond: "Pas du tout! On est ravi de notre position de leader sur le marché belge avec le parc roulant de loin le plus important du marché."

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