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D'Ieteren va vendre des Volkswagen en ligne dès janvier

©EPA

Le patron de D’Ieteren Auto, Denis Gorteman confirme que sa société va vendre des voitures en ligne dès janvier. Ce sont toujours les concessionnaires qui factureront. La pratique est très peu courante en Europe, mais il s’agit pour D’Ieteren d’occuper le terrain.

Après plus de 210 ans d’existence, la maison D’Ieteren va franchir le Rubicon. Dès janvier, "idéalement pour le salon de l’auto", D’Ieteren Auto va vendre des voitures directement en ligne. C’est une étape importante pour la société comme pour tout le marché belge, alors que l’importateur des marques Volkswagen est de loin le premier vendeur de voitures neuves du marché.

"Ce sont les concessionnaires qui vont facturer les voitures."
Denis Gorteman
CEO de D’Ieteren Auto

Denis Gorteman, CEO de D’Ieteren Auto rassure directement: "Ce sont les concessionnaires qui vont facturer les voitures", pas D’Ieteren en direct, même si cela aura été "100 fois plus facile" à mettre en place. "On ne devient pas Amazon du jour au lendemain. Au début, ce ne sera pas une révolution. Même si c’est faible, il est important que les 3% de personnes qui voudraient acheter des voitures en ligne trouvent la solution chez nous", explique Gorteman.

Il est donc essentiel pour D’Ieteren d’occuper le terrain pour ne pas se faire damer le pion par un concurrent ou un nouvel acteur. Le patron ajoute que ces 3% de ventes pourraient ensuite devenir 5 ou 10%.

Via les concessionnaires

Concrètement, ce sera donc aux concessionnaires de décider quels sont les types de voitures, d’options, etc. qu’ils veulent vendre en ligne. Il peut s’agir de stocks, mais également de commandes. L’acheteur potentiel peut donc faire l’économie de parler à un vendeur si c’est ce qu’il souhaite. À tout moment, il peut également prendre contact avec un vendeur pour davantage d’explications s’il le souhaite via la plateforme de vente.

Dans le cas contraire, aucun contact avec un vendeur ne sera nécessaire et le client ira seulement chercher la voiture une fois que celle-ci sera disponible dans la concession concernée par la vente.

50.000
En 2017, le groupe Renault a vendu 50.000 voitures en ligne dans le monde, dont pratiquement aucune en Europe. Le Brésil, la Russie et la Chine sont en avance en matière de vente de voitures sur internet.

Cette décision stratégique de D’Ieteren Auto est la première de cette envergure sur le marché belge, même si certaines initiatives ponctuelles de vente en ligne ont déjà eu lieu. On se souvient par exemple de Fiat en 2015 qui avait décidé de vendre une version exclusive de sa 500 sur le site de Vente-Exclusive.com. Mais il s’agissait d’une initiative isolée qui n’était pas inscrite dans la durée.

Lynk & Co, la nouvelle marque de Geely, maison mère de Volvo, attaquera le marché européen en 2020 et produira des voitures à Volvo Gand. La marque envisage pour sa part un business model presque exclusivement online, si ce n’est certains roadshow pour que les clients puissent voir les voitures.

Tesla, la marque californienne de voitures électriques, est la seule marque qui a déjà une stratégie de vente en ligne bien établie sur notre territoire. "Vendre des voitures en ligne, c’est une approche complexe peu pratiquée en Europe. On va commencer avec la marque Volkswagen", détaille Denis Gorteman. Pas de Seat, Skoda, Audi ou Porsche vendues directement en ligne dans un premier temps.

L’Europe à la traîne

"Vendre des voitures en ligne, c’est une approche complexe peu pratiquée en Europe. On va commencer avec la marque Volkswagen."
Denis Gorteman
CEO de D’Ieteren Auto

Ailleurs dans le monde, la pratique est déjà un peu plus adoptée. Renault a par exemple 250 points de vente en Chine, ce qui ne permet pas de couvrir le pays dans son entièreté. "Ce que l’on ne peut pas couvrir avec notre réseau on essaye de le faire via l’e-commerce, avec des sites comme Alibaba qui peuvent nous aider à commercialiser des voitures là où l’on n’est pas présent", nous explique Thierry Koskas, directeur commercial de tout le groupe Renault.

"L’an dernier, on a vendu 50.000 voitures en e-commerce, dont pratiquement zéro en Europe", enchaîne-t-il. Ce qui représente toute de même 1% des ventes de Renault l’année passée avec des succès très marqués au Brésil et en Russie pour la pratique.

"La Kwid au Brésil n’est pratiquement vendue que sur internet. Vous faites tout le parcours de vente en ligne, même le financement et à la fin vous décidez vers quel concessionnaire vous voulez être livré", témoigne encore Koskas.

Renault qui se dispute la première place du marché belge avec la marque Volkswagen teste certaines formules d’e-commerce dans certains pays européens, même si aucun lancement n’est pour l’instant prévu sur le marché belge.

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