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D'Ieteren voit grand pour la carrosserie

©Hollandse Hoogte / Roger Dohmen Fotografie

Que ce soit via Carglass ou via D’Ieteren Auto, le groupe s’attaque au marché de la carrosserie. Un marché encore inefficace où le groupe pense pouvoir réussir un coup à la Carglass.

À l’heure des résultats semestriels de D’Ieteren, il était temps de faire le point avec le management du groupe sur ses activités carrosserie. Entre le rachat du réseau CARe par Carglass et les décisions de renforcer l’activité carrosserie chez D’Ieteren Auto en organisant un système de franchisés, D’Ieteren avance rapidement ses pions dans l’activité carrosserie.

"La carrosserie est un grand marché qui est encore très inefficace. On peut changer cela."
Axel Miller
CEO de D’Ieteren


Vous l’avez d’ailleurs peut-être entendu dans l’un ou l’autre spot publicitaire, Carglass vous propose désormais de réparer la carrosserie de votre voiture. Avec de nouveau un leitmotiv: réparer plutôt que remplacer quand cela est possible. Et surtout, ramener une expérience client positive dans un secteur où le consommateur repart encore trop souvent frustré de chez son carrossier. Des nouvelles techniques comme le Smart Repair aident D’Ieteren dans cette démarche. "La carrosserie est un marché qui est grand, encore très inefficace et avec un taux de satisfaction client qui est faible. Un marché avec encore beaucoup de remplacements excessifs. On peut, du côté de D’Ieteren Auto et du côté de Carglass, aboutir à structurer ce marché", tranche Axel Miller, le CEO de D’Ieteren. Son CFO, Arnaud Laviolette, abonde dans ce sens, rappelant que la carrosserie est un marché 10 fois plus important que celui du remplacement de vitres de voitures.

"Le marketing de Carglass est très efficace. Quand vous commencez à dire au consommateur qu’il peut remplacer son pare-brise mais aussi réparer sa voiture, je pense que ça aura un grand succès commercial en Belgique", estime ainsi le CEO de D’Ieteren.

Deux enfants carrossiers

Dans le même temps, le réseau de concessionnaires de D’Ieteren déjà en pleine réorganisation doit se poser des questions. Pour celui-ci, D’Ieteren entend mettre sur pied un système de carrosseries franchisées. "L’idée est de faire quelque chose d’ambitieux et d’unir ce réseau sous un nom commercial pour avoir de bonnes relations avec les assureurs. Leur dire voilà un réseau qui va offrir un service compétitif et qui s’engage à faire plus de réparation quand c’est possible plutôt que du remplacement", détaille Axel Miller.

Au niveau des synergies entre les activités de carrosserie de ses "deux enfants" en Belgique, à savoir Carglass Belgique et D’Ieteren Auto, rien n’est décidé, mais rien n’est exclu non plus. "On laisse nos équipes de management travailler pour voir s’il y a des économies à faire que ce soit sur les pièces ou les véhicules de remplacement. Ils le feront si ça a du sens", répond Miller. On peut se dire que si CARe a des carences géographiques sur le territoire, D’Ieteren Auto n’en a pas.

Une chose est sûre, D’Ieteren Auto n’a pas vocation à aller à l’international avec ses activités carrosseries. à l’inverse de Belron.

À l’international

Belron a ainsi acquis un réseau de 250 carrossiers en Italie (Eurocar point). Une opération qui devrait être clôturée d’ici fin septembre. Belron a aussi effectué des acquisitions de carrosserie au Canada. Si sur son plus grand marché, les USA, ce n’est pas la priorité, le management a encore plusieurs pays dans le viseur pour de la carrosserie "Cela va encore beaucoup bouger dans l’un ou l’autre pays où les contacts sont très avancés", nous annonce Axel Miller.

Autant de promesses d’avenir pour Belron qui pourrait permettre à D’Ieteren de convaincre un candidat acquéreur pour une part minoritaire significative au sein de Belron. Dans ce dossier, les offres liantes devront être déposées pour la fin octobre. L’idée restant de dégager du cash pour permettre à D’Ieteren "d’élargir ses activités et de poursuivre sa stratégie de long terme".

Moleskine | Un petit carnet plein de potentiel

Croire que Moleskine est juste un débouché pour avoir un beau dividende déjà bien en place serait une erreur. Chez D’Ieteren, on voit énormément de potentiel les carnets et autres produits Moleskine.

Traditionnellement vendue dans la grande distribution, la marque connaît des bouleversements commerciaux. Les canaux de développement se feront notamment via le B2B, mais aussi via des magasins en propre et de la vente sur internet.

Sous le giron de D’Ieteren, Moleskine engage pour renforcer sa structure sur ses différents marchés. Les équivalents temps plein sont passés de 386 à 459 et on compte désormais 78 magasins dont 14 nouveaux.

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