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Dieselgate: l'ancien patron de Volkswagen va passer à la caisse

Martin Winterkorn avait démissionné le 23 septembre 2015, une semaine après l'éclatement du scandale du Dieselgate. ©EPA

Martin Winterkorn, l'ancien président du directoire de Volkswagen, a accepté de payer environ 11 millions d'euros de dédommagements au constructeur automobile dans le cadre du scandale du "dieselgate".

L'ancien patron de Volkswagen Martin Winterkorn va payer une somme record d'environ 11 millions d'euros à son ancien employeur pour solder des accusations de négligence dans le cadre du scandale "dieselgate", a appris l'agence AFP ce dimanche de sources proches du dossier.

Du côté de VW, on indique que "le conseil de surveillance a validé lors de sa réunion samedi les principaux points d'accords à l'amiable", sans dévoiler plus de détails. Les détails des accords, qui concernent aussi d'autres ex-cadres du géant de l'automobile, doivent être conclus et annoncés définitivement "dans les prochains jours", a précisé le porte-parole du numéro un européen de la voiture.

32
Milliards €
Volkswagen a reconnu en 2015 avoir utilisé un logiciel illégal pour fausser des tests de moteurs diesel aux États-Unis. Ce scandale a coûté plus de 32 milliards d'euros en amendes, remises en état des véhicules et frais de justice.

Un scandale tentaculaire

Selon des sources proches du dossier, l'ancien président du directoire du groupe jusqu'à sa démission en 2015 réglerait pour quelque 11 millions d'euros des "dommages et intérêts pour manquements" dans l'exercice de ses fonctions.

Volkswagen avait dit fin mars son intention de réclamer des indemnités à ses anciens dirigeants, sans donner de montant. Selon les médias allemands, Volkswagen a exigé plus d'un milliard d'euros de ces derniers et des assureurs auprès desquels le groupe a souscrit une couverture pour la responsabilité des dirigeants.

Les assurances devraient verser entre 200 et 500 millions d'euros, selon les médias.
Martin Winterkorn "a violé ses devoirs de diligence" en omettant, en tant que patron du groupe, "d'expliquer le contexte de l'utilisation de fonctions logicielles non autorisées" dans des moteurs diesels, avait constaté un cabinet d'avocats, mandaté par Volkswagen pour élucider les circonstances du scandale tentaculaire.

Prochaine étape, le tribunal

Le paiement n'a pas d'impact sur les procédures pénales. La justice allemande voit dans Martin Winterkorn un des principaux responsables de la tricherie du groupe aux douze marques portant sur 11 millions de véhicules diesel, pour les faire apparaître moins polluants qu'ils ne l'étaient en réalité.

Son procès a été repoussé à la mi-septembre 2021, en raison de la pandémie de Covid-19.

Rupert Stadler, l'ancien patron de la filiale Audi congédié en 2018, est devenu en septembre dernier le premier patron à répondre de ce scandale devant un tribunal allemand.

D'un point de vue financier, Volkswagen a aujourd'hui tiré un trait sur une grande partie du scandale avec une facture dépassant les 30 milliards d'euros, dont le plus gros a été payé aux Etats-Unis, et met le paquet sur le virage vers l'électrique.

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