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Dopé par les ventes en Asie Nissan relève ses prévisions

Carlos Ghosn, le CEO de Nissan

Le constructeur automobile japonais a multiplié par près de 2 son objectif de bénéfice net pour l'exercice en cours après un bond de ses résultats trimestriels.

Nissan, le troisième constructeur automobile japonais a enregistré un bénéfice net multiplié par 4 au deuxième trimestre de son exercice 2010-2011 à 101,7 milliards de yens soit 884 millions d'euros. Dopé par une forte hausse des voitures en Asie, le groupe a relevé sa prévision de bénéfice net annuel à l'image de sa concurrente Honda la semaine dernière. Nissan table désormais sur un bénéfice net de 270 milliards de yens (2,4 milliards d'euros) à fin mars 2011 alors qu'il anticipait jusque là 150 milliards de yens (1,3 milliard d'euros).

De juillet à septembre, l'entreprise détenue à 45%, par Renault a réalisé un chiffre d'affaires de 2,268 milliards de yens (19,7 milliards d'euros), en hausse de 21,4% pour un bénéfice opérationnel de 167 milliards (1,45 milliards d'euros) doublé sur un an. Nissan anticipe un chiffre d'affaires de 8,77 milliards de yens, contre 8.2 milliards précédemment.

La croissance est essentiellement venue d'Asie. Au troisième trimestre, le groupe a vendu 17,1% de véhicules en plus, dépassant le million d'unités. Ses ventes ont bondi en Chine (+38,5%), grâce au succès des berlines Sylphy et Teana. Au Japon, elles ont progressé de 12,5%.

Même le continent européen, pourtant peu porteur pour les constructeurs automobiles ces derniers mois, a vu les ventes de Nissan progresser de 5,3%, en grande partie grâce à la croissance du marché russe, tandis qu'aux Etats-Unis, les affaires du groupe ont stagné (+0,4%).

Fruits de la restructuration

Nissan espère écouler 4,1 millions d'unités sur l'année ce qui représente 16,7% de plus qu'au cours de son exercice précédent.

"Nos résultats du premier semestre démontrent que les efforts de restructuration de Nissan fonctionnent bien", a déclaré le PDG du groupe, Carlos Ghosn.

Les performances opérationnelles du groupe restent toutefois sous la menace de l'appréciation du yen, qui évolue depuis plusieurs mois à son plus haut niveau en quinze ans face au dollar.

 

 

 

 

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