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Drivy double ses utilisateurs chez nous et mise sur le libre-service

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En un an, Drivy est passé de 30.000 à 60.000 utilisateurs. L’entreprise a réorienté sa stratégie pour proposer une offre en libre-service permettant de déverrouiller les voitures partagées via un smartphone.

Il y a tout juste trois ans, la plateforme d’autopartage Drivy débarquait à Bruxelles. La start-up française, aujourd’hui dans les mains du géant américain Getaround, continue sa croissance dans le royaume. En l’espace d’une année, le nombre d’utilisateurs a doublé, passant de 30.000 à 60.000 utilisateurs. "Depuis notre arrivée en 2016, nous avons chaque année au moins doublé le nombre d’utilisateurs. Pour cette année, nous devrions passer les 100.000 utilisateurs", assure Quentin Lestavel, country manager France et Belgique de Drivy.

Le succès s’explique notamment par son importante flotte de voitures. À l’inverse de ses concurrents directs comme Cambio, Drivy ne dispose pas de véhicules propres mais préfère s’appuyer sur les voitures des particuliers. "C’est un modèle qui nous permet de grandir très rapidement. Cela a également l’avantage d’offrir une très large gamme de véhicules, allant de la citadine à l’utilitaire", explique le responsable.

Selon nos données, la Flandre est davantage prête à l’autopartage que la Wallonie.
Quentin Lestavel
Country manager Belgique de Drivy

En parallèle, Drivy s’appuie aussi sur des propriétaires qui font de la plateforme un véritable gagne-pain. "Nous avons des professionnels qui possèdent plusieurs voitures. C’est une volonté d’inclure une offre professionnelle en plus. Elle répond à une demande différente. Ces véhicules ont l’avantage d’être souvent mieux entretenus et constamment disponibles", précise Lestavel. "Aujourd’hui, il y a encore une majorité de véhicules de particuliers mais atteindre un équilibre entre les deux offres est une bonne solution et en pratique, cela ne change rien pour l’utilisateur."

Le libre-service comme priorité

Pour continuer à convaincre toujours plus d’utilisateurs, Drivy a entamé il y a quelques mois un virage important dans sa stratégie. L’objectif est de répondre à l’une des principales contraintes de ce service: le transfert des clés. L’entreprise a donc lancé Drivy Open, une app permettant d’éviter cette étape. "Concrètement, elle permet de déverrouiller la voiture via un smartphone. Le propriétaire de la voiture peut ainsi laisser les clés dans le véhicule, ce qui lui évite de devoir être physiquement présent à chaque location."

Drivy Open fonctionne avec l’installation d’un boîtier dans la voiture pour lequel l’entreprise demande 30 euros par mois aux propriétaires. Un investissement qui, selon l’entreprise, vaut largement la peine. "On constate que les propriétaires qui ont installé Drivy Open peuvent multiplier leurs revenus par deux ou trois et gagner jusqu’à 600 euros par mois." Disponibles depuis un an, ces voitures en libre-service sont aujourd’hui de loin les plus demandées.

1.700 véhicules

Actuellement en Belgique, nous disposons d’environ 1.700 véhicules dont 150 équipés de la technologie Drivy Open. Au niveau de l’utilisation, ils représentent environ 50% des trajets effectués.
Quentin Lestavel

Au point que Drivy a désormais fait de cette offre sa nouvelle priorité. "Actuellement en Belgique, nous disposons d’environ 1.700 véhicules dont 150 équipés de la technologie Drivy Open. Au niveau de l’utilisation, ils représentent environ 50% des trajets effectués", assure le responsable. L’entreprise espère donc rapidement continuer à faire grandir cette flotte de véhicules. "Nous voulons rapidement la doubler et atteindre les 500 véhicules pour l’année prochaine", affirme Quentin Lestavel.

En Belgique, Drivy est principalement actif à Bruxelles. La société compte néanmoins renforcer sa présence ailleurs en Belgique. "Nous avons récemment lancé Anvers, Gand et Liège et nous allons prochainement démarrer Louvain et Malines", précise encore le country manager. Un développement essentiellement flamand mais assumé par l’entreprise. "On se base sur les données de recherche sur notre site internet pour saisir où la demande est la plus importante et où il serait intéressant de nous lancer. Selon nos données, la Flandre est bien plus prête à l’autopartage que la Wallonie. Nos concurrents arrivent à la même conclusion. Mais cela ne veut pas dire qu’on ne se développera pas aussi au sud du pays", assure encore le responsable.

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