Enquête sur le diesel de Renault

©AFP

Le constructeur automobile français est visé par une information judiciaire du parquet de Paris concernant une possible tricherie sur ses émissions polluantes. A la suite de cette annonce, l'action Renault s'est immédiatement repliée de près de 4% sur le marché parisien.

Le titre Renault s'est violemment retourné vendredi matin à la Bourse de Paris après l'annonce de l'ouverture d'une information judiciaire sur les dispositifs utilisés par le constructeur automobile pour contrôler les émissions polluantes de ses voitures diesel.

A 11h00, heure belge, soit quelques minutes après l'annonce de cette information, l'action Renault perdait 3,63% à 83,12 euros après avoir ouvert en hausse de 1,08%, dans un marché en progression de 0,58%.  A 11h30, il cédait
encore 3,29% à 83,41 euros, accusant la plus forte baisse d'un indice CAC 40 toujours dans le vert (+0,63%).

La veille, jeudi, le titre Renault avait également lâché des plumes à cause d'un autre constructeur dans la tourmente. Les autorités américaines ont en effet épinglé Fiat Chrysler et l'accusent d'avoir installé un logiciel controversé sur deux de ses modèles. Sur les marchés, le titre Fiat a perdu plus de 16% à Milan et plus de 10% à Wall Street malgré le démenti du groupe italo-américain.

Trois juges d'instruction sont chargés d'enquêter sur une éventuelle "tromperie sur les qualités substantielles et les contrôles effectués, avec cette circonstance que les faits ont eu pour conséquence de rendre les marchandises dangereuses pour la santé de l'homme ou de l'animal", a expliqué une source proche du dossier.  cette source.

Après l'éclatement de l'affaire de trucage des émissions diesel de véhicules Volkswagen, à l'automne 2015, le gouvernement a confié une enquête à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour faire la lumière sur les émissions en conditions réelles de conduite de toutes les marques commercialisées en France.

Renault affirme prendre note de l'ouverture d'une information judiciaire. Il répète qu'il respecte la législation et la réglementation en vigueur. "Le groupe Renault prend note, sans toutefois avoir pu à ce stade en obtenir confirmation officielle, de l'ouverture d'une information judiciaire", déclare un porte-parole du groupe.

Plusieurs véhicules Renault ont été particulièrement montrés du doigt pour leurs dépassements d'oxydes d'azote (NOx) lors des tests sur route menés par la Commission Royal, en raison du choix d'une plage de fonctionnement optimal du système de dépollution plus étroite que chez d'autres constructeurs. La DGCCRF a transmis son enquête à la justice en novembre dernier.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés