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Et si Volvo Gand accueillait la première gigafabrique de batteries de Belgique?

Déjà en charge de l'assemblage des batteries électriques du groupe, Volvo Gand pourrait bientôt produire les cellules. ©Photo News

La décision est attendue au premier semestre 2022. La production des cellules nécessaires aux batteries de Volvo pourrait débarquer en Belgique avec, à la clé, 3.000 emplois.

Et si Volvo Gand ajoutait une nouvelle plume à son chapeau en accueillant la gigafabrique de batteries électriques du groupe? En déplacement à Göteborg, le ministre-président flamand, Jan Jambon, s'est vu confirmer que la Belgique apparaissait sur la short list des pays envisagés pour la construction d'une telle fabrique. La décision est attendue au premier semestre 2022 pour une production lancée en 2026.

Chez Volvo Gand, où l'on était un peu pris de court par cette sortie médiatique, on insiste sur le fait que rien n'est décidé. On y confirme par ailleurs qu'il s'agit d'un tout nouveau métier par rapport à l'assemblage de batteries actuellement effectué.

En effet, une unité de production de cellules de batteries tient plus de l'orfèvrerie dans un environnement où les travailleurs sont habillés comme dans un bloc opératoire et où le travail ressemble à de l'électronique high-tech.

"Si les deux dernières années ont montré quelque chose, c'est l'importance d'avoir ses fournisseurs proches de ses usines"
Geert Bruyneel
Le Belge qui dirige toutes les usines de Volvo Cars

Pour le groupe Volvo, une telle usine permettrait de réduire la dépendante face à des fournisseurs extérieurs.

Pour la Belgique, il s'agirait de la première usine de cellules de batteries sur son territoire. Audi Brussels et Volvo Gand se sont spécialisées sur l'assemblage des batteries et des voitures électriques, mais la production de cellules est absente de notre territoire, alors que des usines sont en gestation ou en priojet dans de nombreux pays d'Europe.

Problèmes de logistiques majeures

"Si les deux dernières années ont montré quelque chose, c'est l'importance d'avoir ses fournisseurs proches de ses usines", explique Geert Bruyneel, le Belge qui dirige toutes les usines de Volvo Cars, en faisant référence aux problèmes logistiques majeurs du commerce mondial.

Pour Volvo Gand, cela se traduirait par la production annuelle de 300.000 à 400.000 batteries, et en la création de 3.000 emplois supplémentaires.

Moins dépendant de l'Asie

Geert Bruyneel rappelle la volonté de Volvo de se recentrer, d'ici 2030, sur la voiture électrique. Actuellement, les cellules de batterie sont produites par des sociétés asiatiques telles que LG et CATL, avant d'être assemblées à Gand.

La production de cellules se fera en collaboration avec Northvolt. Une joint-venture a déjà été créée cette année dans cette optique.

Néanmoins, Geert Bruyneel se refuse actuellement à préciser le montant de l'investissement que nécessitera la construction d'une telle fabrique. Il pourrait toutefois se chiffrer en milliards.

Volvo Cars va faire ses débuts en Bourse le 28 octobre prochain à une valorisation comprise entre 16,2 et 19,9 milliards d'euros, a annoncé le constructeur automobile suédois ce lundi.

Volvo Cars passe en mode séduction pour attirer les travailleurs

Séduire la main d'œuvre nécessaire pour maintenir la cadence de production, telle est la volonté de Volvo Cars à Gand. Pour ce faire, le constructeur automobile revoit sa politique de recrutement d'intérimaires.

Les quelque 500 intérimaires recherchés ne se verront plus offrir un contrat hebdomadaire, comme ce fut le cas jusqu'ici, mais bien un contrat mensuel avec la possibilité de décrocher rapidement un contrat à durée indéterminée.

"En août dernier, 170 intérimaires se sont vus offrir un contrat à durée indéterminée", explique Barbara Blomme, porte-parole. L'usine emploie actuellement quelque 6.500 personnes, dont 90% sous contrat fixe.

L'usine gantoise de Volvo recrute depuis le début de l'année et une campagne d'embauche de grande ampleur a été lancée à la fin de l'été, via les bureaux Randstad et Agilitas, notamment. Le problème est que les fonctions à pourvoir - "opérateur" ou "technicien", par exemple -, correspondent à des profils très recherchés dans un marché de l'emploi réduit et dans une région en plein boom avec le port de Gand, ArcelorMittal ou encore Volvo Trucks.

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