Ghosn de nouveau inculpé par la justice japonaise

©REUTERS

Carlos Ghosn a de nouveau été inculpé ce lundi au Japon pour abus de confiance aggravé. L'ancien grand patron de Renault-Nissan demande pour la seconde fois une libération sous caution.

L'avenir judiciaire s'assombrit un peu plus encore pour Carlos Ghosn. Le magnat de l'automobile déchu, qui arrivait ce lundi au bout de sa garde à vue sur des accusations de détournement de fonds de Nissan, a été inculpé du chef d'accusation supplémentaire d'abus de confiance aggravé par le parquet de Tokyo, rapporte la presse japonaise. Une quatrième mise en examen pour l'ancien PDG de l'alliance automobile Renault-Nissan. Ses avocats ont déposé aussitôt une demande de libération sous caution. 

Libéré le 6 mars contre le versement d'une caution de neuf millions de dollars, Carlos Ghosn a de nouveau été arrêté le 4 avril sur ordre du parquet de Tokyo.

Libéré le 6 mars contre le versement d'une caution de neuf millions de dollars (7,9 millions d'euros) après 108 jours de détention au Japon, Carlos Ghosn a de nouveau été arrêté le 4 avril sur ordre du parquet de Tokyo. L'homme 65 ans était interrogé sur des transferts d'argent émanant du groupe nippon à un distributeur de véhicules du constructeur à l'étranger, plus exactement à Oman. Sur un total de 15 millions de dollars versés à cet intermédiaire entre fin 2015 et mi-2018, 5 millions ont été utilisés à des fins d'enrichissement personnel, selon le bureau des procureurs.

La décision de renvoyer Ghosn devant le tribunal a été prise "après avoir réuni suffisamment d'éléments pour obtenir un verdict de culpabilité", a déclaré le procureur-adjoint, Shin Kukimoto, lors d'une conférence de presse. 

Dans un communiqué, Nissan a annoncé une action en justice, "réclamant des sanctions d'une sévérité appropriée" face à "une faute totalement inacceptable". De l'avis des experts, il s'agit des éléments les plus graves qui sont reprochés à Ghosn à ce jour, cinq mois après son interpellation initiale qui a scellé sa chute, le 19 novembre dans la capitale japonaise.

Lorsqu'il avait été relâché le 6 mars, contre l'avis du parquet, le tribunal avait écarté les risques de destruction de preuves et de fuite, une situation qui n'a, selon ses avocats, pas changé et pourrait justifier une nouvelle libération.

Lorsqu'il avait été relâché le 6 mars, contre l'avis du parquet, le tribunal avait écarté les risques de destruction de preuves et de fuite, une situation qui n'a, selon ses avocats, pas changé et pourrait justifier une nouvelle libération dans l'attente de son procès, qui n'est pas prévu avant plusieurs mois. Il devra le cas échéant s'acquitter d'une deuxième caution.

Parallèlement, Carole Ghosn, la femme de l’industriel déchu, effectue une véritable offensive dans les médias ces dernières semaines, en appelant aux plus hautes autorités politiques. D’abord au président français Emmanuel Macron, puis à l’Américain Donald Trump.

Le Premier ministre japonais doit rencontrer les deux chefs d’Etat cette semaine au cours d’une tournée dans six pays, en amont de l’organisation du G20 dans l’archipel.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect