"Interparking licencie alors qu'il a toujours versé des dividendes"

La direction d'Interparking a annoncé, lundi, son intention de supprimer 95 de ses 360 emplois belges. ©Dieter Telemans

Après l'annonce d'Interparking de supprimer 95 emplois en Belgique, les syndicats dénoncent les faux prétextes avancés pas une société rentable et distribuant des dividendes.

La tension sociale monte d'un cran chez Interparking. Le gestionnaire a annoncé, lundi, en conseil d'entreprise, son intention de supprimer 95 emplois sur ses sites bruxellois, anversois et de l'aéroport de Bruxelles-National. La pilule passe mal côté syndical.

"Nous regrettons la communication très rapide de la direction à la presse, avant même que le personnel n'en soit informé, mais nous espérons une poursuite respectueuse du dialogue social", indiquent les syndicats dans un communiqué commun.

"L’impact du coronavirus est supporté par le personnel et la sécurité sociale."
Front commun syndical

Un bon prétexte

Ils déplorent "l'effet coronavirus" avancé par la direction pour expliquer sa décision. "La direction dit que l’impact du Covid-19 est trop important, et que l’entreprise doit réagir. Malgré le fait que la société ait été très rentable ces dernières années et que des dividendes ont été versés aux actionnaires. L’impact du coronavirus est supporté, par contre, par le personnel et la sécurité sociale."

Enfin, les syndicats déclarent qu'après près de 8 mois en chômage temporaire, le personnel prend cette annonce comme une douche froide. "Nous appelons l'entreprise et ses actionnaires à prendre leurs responsabilités." Et les syndicats de conclure: "Nous jouerons notre rôle durant la procédure de la Loi Renault. Nous espérons parvenir à un résultat qui offre au personnel un avenir après de nombreuses années de loyaux services."

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