L'ID.3 de Volkswagen arrive dans un marché où l'offre abonde

Volkswagen et D'Ieteren Auto placent beaucoup d'espoir dans cette ID.3 qui arrive sur le marché belge en septembre, dans sa première édition. ©Tim Dirven

Le marché du véhicule électrique progresse de 18% en 2020 sur 7 mois. Mais les nouveautés sont si nombreuses que les modèles établis perdent des plumes.

Quelque chose a changé avec la voiture électrique. Il y a quelques années, quand vous preniez le volant d’un véhicule électrique comme la BMW i3 ou une Tesla Model S, tous les regards se tournaient vers vous: le public était très curieux. Aujourd’hui, après avoir passé quelques heures au volant de la toute nouvelle Volkswagen ID.3, on se rend bien compte que c’est déjà moins le cas.

Il y a bien certaines personnes qui s’arrêtent et regardent un véhicule qui dénote dans le trafic, mais la voiture électrique et électrifiée s’inscrit de plus en plus dans les mœurs des consommateurs. Volkswagen pense que son ID.3 sera d’ailleurs sa Golf de demain et a mis 33 milliards d’euros pour le développement de voitures électriques.

Le résultat est au rendez-vous, avec une voiture très fonctionnelle. La version que nous prenons en mains a 400 kilomètres d’autonomie réelle au compteur. Une autonomie proche de la réalité après une journée de conduite. Il s’agit de la première édition qui arpentera les rues belges à partir de la rentrée scolaire.

+18%
Dans un marché belge du véhicule neuf durement frappé par le coronavirus en 2019 (-26%), le marché du véhicule électrique, lui, progresse de 18%.

À la même période, le configurateur sera ouvert pour les commandes standard. La voiture a connu quelques ratés au démarrage dans son développement logiciel, le Covid-19 a aussi un peu retardé le planning. Mais là voilà arrivée en concession, l’ID.3, très attendue par les équipes. Déjà, le patron de Volkswagen, Herbert Diess, s'était affiché pendant ses vacances en famille avec le véhicule à travers l'Europe. Le moment semble opportun. Dans un marché belge du véhicule neuf durement frappé par le coronavirus en 2020 (-26%), le marché du véhicule électrique lui progresse de 18%.

L'an 1 de la voiture électrique

On l’avait écrit en début d’année: 2020 devait devenir le tournant pour la voiture électrique. C’était la volonté de la majorité des constructeurs automobiles poussés dans le dos par la législation européenne et le risque d’amendes en cas de moyenne de CO2 trop élevées.  

Néanmoins, comme dans n’importe quel segment automobile, il n’est pas facile de garder sa place dans le véhicule électrique. Le marché belge n’enregistre pas la croissance nécessaire pour que tout le monde en profite en même temps. Une nouveauté semble, de fait, en chasser une autre.

La crise du coronavirus et une activité au point mort pendant 3 mois: voilà les responsables... Car peut-on vraiment parler de belle progression du segment du véhicule électrique alors qu'il n’augmente que de 1.000 unités environ en Belgique sur 7 mois?

Ce n’est qu’un début: d’autres voitures emblématiques sont encore attendues dans leur version électrique, comme la Fiat 500.

DS3, Honda E, MG ZS, Mini électrique, Opel Corsa, Peugeot 2008, Peugeot 208, Polestar 2, Porsche Taycan, la nouvelle Renault Zoé, Seat Mii ou Skoda e-Citigo sont autant de nouveaux modèles électriques que l’on trouve cette année sur le marché. Et ce n’est qu’un début: d’autres voitures emblématiques sont encore attendues dans leur version électrique, comme la Fiat 500.

Concurrence accrue

Face à cette hausse modeste, certains modèles bien installés voient leurs immatriculations diminuer. C’est par exemple le cas de la Nissan Leaf dont les immatriculations sur 7 mois sont d’à peine 246 unités contre 560 en 2019 sur la même période. 

Même l’emblématique Tesla Model 3 est en baisse avec 1.194 immatriculations sur 7 mois, contre 1.521 l’année passée. Avec une baisse globale de 15% de ses immatriculations, Tesla reste néanmoins au-dessus de la tendance du marché automobile dans son ensemble.

L’électrification progresse très bien si l'on regarde les hybrides "plug-in" que l’on recharge sur secteur.

Pourtant, il serait faux de penser que l’électrification plafonne déjà dans les ventes. En fait, elle progresse très bien si l'on regarde les hybrides "plug-in" que l’on recharge sur secteur. Là, la donne est toute autre. Des "hybrides avec prise" ont été immatriculées à 11.686 reprises sur 7 mois, contre 4.173 l’année passée: une progression de 180%!

"Certains clients préfèrent encore l'hybride comme étape intermédiaire entre le moteur thermique et le moteur électrique", abonde Sofie Luyckx, porte-parole d’Audi. Dans ce segment, les résultats de Volvo et BMW sont à ce titre impressionnants. Volvo totalise 2.386 immatriculations de "plug-in hybrides" sur 7 mois. BMW en dénombre 3.629 immatriculations. Pour Volvo, c’est deux fois mieux que l’année passée et pour BMW c’est 3,5 fois mieux.

Une voiture sur 4 immatriculée chez Volvo peut se recharger avec une prise avant même la première vente de véhicule électrique en Belgique. Évidemment, la fiscalité n’est jamais loin. La majorité des hybrides qui fonctionnent ont une batterie suffisamment grande pour rester 100% déductibles.

Mais cette tendance en amène clairement une autre. Le Belge prend l’habitude de brancher son véhicule. L’ID.3 de Volkswagen a, à ce titre, une belle carte à jouer.

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