La France prend position dans la bataille des chefs chez Renault

Le patron du groupe, Carlos Ghosn, va briguer un nouveau mandat de PDG du constructeur automobile français, avec le soutien de l'Etat. ©AFP

Le patron de Renault, Carlos Ghosn, va briguer un nouveau mandat à la tête du constructeur automobile français. Il bénéficie d'ores et déjà d'un soutien de taille: l'Etat français, premier actionnaire du groupe. Ce dernier a notamment apprécié la future désignation d'un numéro deux. L'actuel directeur délégué à la compétitivité, Thierry Bolloré, tiendrait la corde pour être proposé à ce poste.

Ce jeudi, un conseil d'administration chez Renault particulièrement attendu est à l'agenda. Un vote de résolution doit s'y tenir pour confirmer le renouvellement du mandat de Carlos Ghosn, patron de la marque au losange depuis 2005. "Nous, Etat, on devrait évidemment voter pour cette résolution", précise-t-on au ministère français de l'Economie.

L'appui du premier actionnaire du groupe avait un prix. L'Etat français avait "demandé deux choses à Carlos Ghosn: la première c'était de désigner quelqu'un pour éventuellement lui succéder chez Renault, dans un processus progressif, numéro deux, puis PDG...", explique-t-on du côté des autorités publiques.

Voie royale pour Thierry Bolloré

Selon une source proche de Renault, confirmant des informations de presse, celui qui est actuellement directeur délégué à la compétitivité, Thierry Bolloré, un parent de Vincent Bolloré, serait le favori pour être proposé jeudi comme numéro deux. "Cette solution conviendrait à l'Etat", dit-on au ministère.

La piste Bolloré au poste de numéro deux s'est réchauffée fin de semaine dernière avec le retrait de la course d'un sérieux candidat. L'ex-président de Total, Thierry Desmarest, a en effet démissionné de son mandat au conseil d'administration de Renault. Ce départ s'ajoute à celui de l'Allemand Stefan Müller, directeur délégué à la Performance du constructeur, ce qui laisse donc une voie royale à Thierry Bolloré dans la perspective de la future succession.

Reste à consolider l'alliance avec Nissan

L'autre exigence de l'Etat français était la mise en place d'"une feuille de route pour consolider l'alliance Renault-Nissan" afin de procéder à une meilleure intégration des deux entreprises.

Sur ce point-là, le travail n'est pas encore terminé, a indiqué une source du ministère français de l'Economie: "on travaille toujours avec Carlos Ghosn sur la définition de cette feuille de route".

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