La XC40 gantoise, l'atout 2018 de Volvo

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Volvo a connu une année mitigée. Ses volumes sont en hausse, mais la profitabilité est mise sous pression. Dans le rang des bonnes nouvelles, la XC40 produite à Gand soutient fortement les performances du groupe.

L'histoire de Volvo Cars est celle d'une renaissance depuis que la société a été rachetée par le groupe chinois Geely en 2010. Depuis, la marque qui se veut toujours suédoise enregistre des records. 2018 n'est pas à ce titre une exception, avec des ventes totales records de 642.300 voitures contre 571.600 voitures en 2017.

"Le lancement réussi de la XC 40 est la plus grande raison de l’augmentation des volumes", pointe le CFO de Volvo, Hans Oscarsson. La XC 40 est produite à l’usine de Gand pour le monde et en Chine pour le marché local (premier marché de Volvo).

Au quatrième trimestre la XC 40 est devenu le deuxième modèle le plus vendu par Volvo avec 27.285 ventes, soit environ une Volvo vendue sur six.

©Tim Dirven

Le SUV compact soutient les volumes, mais aussi les prix pratiqués et le "mix produits" de la marque. "Le SUV représente aujourd’hui 56% des ventes de Volvo. Et les berlines progressent en volumes même si la part diminue", indique à ce titre le CEO et président de Volvo, Hakan Samuelsson.

L'effet guerre commerciale

C'est important, car Volvo souffre comme de nombreux constructeurs des guerres commerciales à l'oeuvre dans le monde. A l'issue de son exercice 2018, le bénéfice net part du groupe a perdu 16,4% à 6,84 milliards de couronnes (654 millions d'euros), pour un chiffre d'affaires en progression de 22%, à 253 milliards de couronnes.

Hakan Samuelsson a reconnu que la marge n'est pas à la hauteur des ambitions à long terme de Volvo. "Nous dépensons beaucoup d’argent sur les tarifs douaniers. On a dû déplacer la production de voitures produites en Chine vers l’Europe pour les exporter aux Etats-Unis. Cela a un coût qu'il est difficile à quantifier, mais il y a un impact considérable sur la profitabilité", a détaillé le CEO.

Un effet négatif que Volvo espère pouvoir en partie endiguer avec l'ouverture de son usine américaine de Charleston en 2018 où sont produits les S60 pour le marché mondial. Entre ses usines chinoises, les capacités augmentées en Suède et son usine américaine, Volvo a réussi a augmenter considérablement ses capacités de production, s'y félicite-t-on.

Mais le CEO de Volvo prévient: "On vous dit chaque année que les conditions de marché sont incertaines. Mais avec les conflits commerciaux, le Brexit, etc. cette année est encore plus incertaine que les autres." Il compte néanmoins sur la "gamme produits la plus forte de l'histoire de la compagnie" et sur la relative petite taille de Volvo pour encore tirer son épingle du jeu en 2019. "Le Royaume-Uni a connu un très bon mois de janvier. Ce n'est qu'un mois, mais c’est un bon signe", a indiqué Samuelsson.

Belgique, sixième marché

En Belgique, Volvo est en tout cas une affaire qui marche. Peut-être est-ce en raison de sa présence à Gand, mais en 2018, la Belgique est le sixième marché de Volvo au monde devant des pays comme la France, l’Italie ou le Japon.

Fin février Volvo va dévoiler la Polestar 2, la première voiture 100% électrique de Volvo, via sa jeune filiale Polestar. Elle sera suivie par une version 100% électrique de la XC 40, les deux voitures étant basées sur la même plateforme CMA, la plateforme de production de l'usine gantoise.

©Volvo

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