Le car-sharing de Zen Car s'invite dans les immeubles

©Tim Dirven

La société diversifie ses débouchés et met un véhicule à l’usage exclusif des résidents d’un immeuble.

Longtemps déficitaire, Zen Car se démène pour trouver de nouveaux débouchés pour ses voitures électriques partagées afin d’atteindre le break-even. L’Echo apprend que la société se lance dans la mise à disposition de voitures privatives dans des projets immobiliers. Un premier partenariat a déjà été signé avec le promoteur Fenixco, pour son projet Cambre 33 (un bâtiment à vocation commerciale réhabilité en logements de standings à deux pas du Bois de la Cambre).

Les 39 propriétaires ou locataires auront une voiture électrique Zen Car privative pour l’ensemble de l’immeuble. Cette voiture sera exclusivement réservée pour l’immeuble et un contrat de 24 mois a été signé avec la copropriété, qui met la place de parking nécessaire à disposition. Un montant mensuel sera payé par la copropriété. En contrepartie, les résidents auront un tarif préférentiel. Au lieu d’avoir un tarif à 13 euros de l’heure pour la BMW i3, ils pourront utiliser la voiture pour 7 euros de l’heure.

Au passage, les résidents auront accès aux autres services et voitures de Zen Car. Ils pourront donc louer d’autres véhicules partagés au tarif habituel et profiter des avantages Zen Car comme l’accès gratuit aux Interparking et le parking gratuit en voirie.

"La copropriété paye un fee et les résidents ont un tarif préféren-tiel."
Serge Starckmann
CEO de Zen Car

Nouveaux débouchés

Le CEO Serge Starckmann est ravi que ce débouché se concrétise enfin. "On a eu énormément de mal à faire comprendre notre projet. On a été voir les grands promoteurs comme Atenor, Eckelmans, etc.", dit le CEO. Il a travaillé sur ce projet pendant 18 mois et a clôturé sa tournée des promoteurs immobiliers il y a 9 mois. De nature impatiente, Serge Starckmann craignait que ce projet n’aboutisse pas. Mais aujourd’hui la sauce prend, estime le patron. "On est sur 5 autres projets résidentiels du même registre que ce que l’on fait maintenant et qui sont en train de sortir de terre", dévoile-t-il. Des dossiers qui devraient se concrétiser d’ici la fin de l’année.

Ce nouveau débouché des Zen Car privatives pourrait devenir des plus intéressants pour une société qui a longtemps cherché son business model. "Honnêtement, on a une demande par semaine pour de la Zen Car privative. Ça dépasse Bruxelles. On a des demandes dans le Brabant wallon. On a un gros projet à Louvain-la-Neuve,…" À Anvers, Zen Car discute ainsi avec la société Upgrade Estate, qui a des milliers de studios. "C’est eux qui nous ont contactés", dit Starckmann.

Zen Car travaille également d’arrache-pied dans le B2C, un autre domaine où la voiture partagée privative a du sens. La société est par exemple en discussions avec ING pour fournir des Zen Car qui pourraient servir de voitures de pool pour les équipes et pourquoi pas, servir à certains employés pour rentrer chez eux.

Une sphère business que le CEO veut aussi séduire avec des voitures Zen Car déjà existantes privatisées pendant des périodes de trois mois maximum. Une offre qui vient d’être lancée et qui vise des entreprises qui ont des soucis de parking. "On peut louer une voiture et un emplacement dédié. On est en train de cartonner. On a fait 17 contrats en même pas une semaine", sourit le CEO. Tout bénéfice pour lui, car il peut à la fois régler le manque d’utilisation de certaines de ses voitures et habituer au passage les employés à l’usage de ses services. Un dernier point qui a toujours été le nerf de la guerre pour une entreprise comme Zen Car.

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