Le CO2 des voitures baisse en Belgique grâce aux hybrides

Le succès des véhicules hybrides en Belgique fait nettement baisser la moyenne de CO2 homologuée des véhicules neufs vendus en 2020. Les SUV ont toujours plus la cote.

Depuis trois ans, les émissions moyennes de CO2 étaient reparties à la hausse dans les ventes de véhicules neufs en Belgique. Ceci était notamment dû à un succès des véhicules essence en raison du discrédit du diesel, mais aussi à un succès grandissant des SUV qui consomment un peu plus, ainsi qu'à un effet des normes.

Mais en 2020, les plafonds européens sous peine d'amende ont fonctionné. Le CO2 moyen des voitures neuves en Belgique est clairement en baisse. Il passe de 121,2 grammes par kilomètre en moyenne en 2019 à 107,9 g/km en 2020. (-10,97%)

-11%
de CO2 par kilomètre
Selon les données homologuées des véhicules neufs, le CO2 moyen des voitures vendues en Belgique a baissé de près de 11% en 2020.

©Febiac

La moyenne de 95 grammes de CO2 voulue par l'Europe pour 95% des immatriculations de chaque constructeur dans l'UE est également atteinte en Belgique si l'on tient compte des "supercompensations" pour les voitures électriques et les éco-innovations spécifiques.

La dynamique est aussi aidée par une fiscalité toujours plus axée sur le CO2 des voitures, en Belgique également.

10,9%
en 2020
La part des véhicules hybrides a atteint 10,9% en 2020 dans les voitures neuves, contre 4,7% en 2019.

Ce résultat est obtenu grâce au succès des motorisations hybrides, avec une hausse spectaculaire des hybrides rechargeables sur prise (plug-in). Tous hybrides confondus, la part des véhicules hybrides a atteint 10,9% en 2020 dans les voitures neuves contre 4,7% en 2019. Les véhicules 100% électriques enregistrent 3,5% de parts de marché en 2020, contre 1,6% en 2019.

Une voiture de société sur cinq est électrifiée

"En 2020, une voiture de société immatriculée sur cinq (20,5%) embarquait une motorisation électrique (15,3% d'hybrides et 5,3% de moteurs 100% électriques). Une première!", souligne la Febiac, la Fédération belge de l'automobile et du cycle.

Comme le prédisait l'industrie, l'hybride se profile comme une motorisation de transition entre les véhicules thermiques et les véhicules électriques. Certaines ONG, comme Transport & Environement, estiment néanmoins, calculs à l'appui, que les véhicules plug-in hybrides sont bien plus polluants que ce qui est indiqué sur les étiquettes. L'industrie rétorque que les nouveaux cycles de test WLTP (pour Worldwide Harmonized Light Vehicles Test Procedure, une procédure d'essai mondiale harmonisée pour évaluer les niveaux moyens d'émissions de CO2) sont plus stricts et que les bonnes valeurs des hybrides sont obtenues à l'issue de ceux-ci.

Dans les faits, si un conducteur ne recharge pas son véhicule, un plug-in hybride fait peu de sens, car il est plus lourd et consomme davantage. Au contraire, un conducteur qui jouerait le jeu et qui ne devrait pas rouler trop de kilomètres par jour pourrait conduire l'essentiel du temps sur son moteur électrique, surtout que la Belgique pénalise les véhicules plug-in avec de trop petites batteries par rapport à leur poids.

Quoi qu'il en soit, il est intéressant de noter que le déclin du diesel n'a plus été d'actualité en 2020. Il représente 33% des immatriculations 2020 contre 31,4% en 2019.

Ascension des SUV

Les SUV continuent quant à eux leur ascension dans les immatriculations avec 41,88% des immatriculations 2020 contre 39,1% en 2019 et à peine 25,9% en 2016. La Febiac insiste cependant que ce sont surtout les SUV de taille moyenne et les petits SUV qui tirent cette tendance. "La part du marché des grandes voitures immatriculées a diminué de 19,1% à 16% en 5 ans", détaille la Fédération.

©Febiac

L'absence de salon diminue les intentions d'achat de 17%

L'association Traxio qui représente la distribution au détail du secteur automobile a tenté de calculer l'effet qu'aura sur les ventes l'absence de Salon de l'auto. Selon son enquête auprès de 1.000 personnes, les intentions d'achat vont diminuer de 17% en raison de l'absence de salon. Cette proportion est d'ailleurs d'environ 25% chez les 18-34 ans.

C'est un effet considérable mais il reste moins grand que celui de la crise sanitaire qui impacte négativement les intentions d'achat de 24%.

Les vendeurs se rassureront dans le fait que 75% des répondants de l'enquête estiment que leur intention d'achat ne sera pas impactée.

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