Le dépôt du dossier est imminent

L’annonce du dépôt du dossier d’introduction en Bourse par General Motors auprès de la SEC, le gendarme américain des marchés financiers, se faisait attendre mardi.

Le premier des "Big Three" en a pourtant achevé la rédaction, indiquaient lundi des sources proches du dossier.

D’autres nouvelles ont surgi: le constructeur automobile souhaite impliquer davantage de banques dans la facilité de crédit de cinq milliards de dollars bouclée la semaine dernière.

Leur nombre monterait à dix au minimum. GM veut en effet limiter à 500 millions de dollars les engagements de chacun des établissements bancaires concernés.

Une source précise que GM souhaite lever entre 15 et 20 milliards de dollars dans le cadre de sa réintroduction en Bourse, ce qui en ferait une des plus importantes IPO jamais réalisées.

Ce serait la deuxième plus grande opération de ce type aux États-Unis, après Visa Inc, qui avait levé 19,7 milliards de dollars en mars 2008.

Une autre source a déclaré lundi que GM pourrait s’appuyer sur des investisseurs institutionnels qui s’engageraient à prendre et à conserver des participations majeures.

Fonds souverains

Selon ce plan, GM chercherait à séduire des fonds souverains ou des fonds de pension afin de convaincre les marchés que son IPO est soutenue par des investisseurs de poids.

Une telle entreprise est toutefois susceptible d’être critiquée par le monde politique, qui verrait d’un mauvais œil l’entrée en force de fonds étrangers dans l’un des fleurons américains.

Le groupe automobile a fait état la semaine dernière d’un bénéfice net de 1,3 milliard de dollars (un milliard d’euros) au deuxième trimestre, contre 865 millions de dollars au trimestre précédent.

Le document à déposer auprès des autorités boursières serait long de plusieurs centaines de pages; il détaillerait les conditions de l’introduction et les risques pris par les investisseurs.

General Motors était sorti de la cote à New York en juin 2009. L’État américain avait alors pris 61&flexSpace;% de ses parts, le sauvant de la faillite à coup de dizaines de milliards de dollars.

La vente en Bourse d'une partie de ces actions encore non divulguée doit permettre au Trésor de récupérer une fraction des sommes injectées, à GM à s’émanciper de la tutelle de l’État.

Le Trésor américain devrait toutefois céder des titres dans les mêmes proportions que plusieurs autres actionnaires, parmi lesquels l’État canadien, la province de l’Ontario et un fonds de financement de l’assurance-santé des salariés de GM, associé au syndicat United Auto Workers. l

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