Le fondateur de Punch prêt à investir 100 millions et créer 500 jobs à Dour

Guido Dumarey ©wim kempenaers (wkb)

La commune du sud de Mons est en compétition pour accueillir une nouvelle usine ainsi qu’un centre de R&D. L’investisseur, Guido Dumarey, attend les offres.

Guido Dumarey, l’homme d’affaires flamand à l’origine de la création du groupe Punch, spécialisé dans la fabrication de composants pour l’industrie automobile, envisage de construire une nouvelle usine ainsi qu’un centre de recherche & développement à Dour, dans le Hainaut. Il en irait d’un investissement global de 100 millions d’euros avec, à la clé, la création de 500 emplois. L’information a commencé à sourdre vendredi suite à un tweet du ministre wallon de l’Economie, Pierre-Yves Jeholet, qui avait évoqué l’investissement sans citer le nom de l’investisseur. Contacté, Guido Dumarey nous a confirmé qu’il est à l’origine de l’info et a ajouté que les chiffres de 100 millions d’euros et de 500 postes de travail sont corrects. Le deal n’est cependant pas encore conclu, a-t-il ajouté. Car il a mis trois localisations en concurrence pour obtenir l’investissement: non seulement Dour en Belgique, mais aussi l’Allemagne et la France.

Alors que son ancien groupe Punch a été progressivement démantelé, Guido Dumarey a racheté en 2013 une ancienne usine du groupe américain General Motors à Strasbourg, qui fabriquait des boîtes de vitesses automatiques. Il l’a rebaptisée Punch Powerglide et relancée grâce, notamment, à un important contrat de livraison conclu avec ZF, sous-traitant des marques Audi et BMW. A l’avenir, les constructeurs fabriqueront de plus en plus de voitures hybrides et électriques, a-t-il observé. Il souhaite dès lors flanquer son usine strasbourgeoise, toujours spécialisée dans les boîtes de vitesses automatiques, d’une autre unité de production, qui fabriquera une série de composants électriques complémentaires à destination des véhicules hybrides.

Combat à trois

Il s’est mis à la recherche du meilleur endroit pour établir cette nouvelle usine, à bâtir de A à Z. Il lui faut un terrain de 30 hectares car outre l’usine proprement dite et le centre de R&D, il compte y aménager un circuit pour tester ses produits. Il a axé son radar vers la Belgique (Dour), l’Allemagne et la France en demandant aux autorités régionales quel éventuel soutien elles pourraient, dans le respect de la législation européenne, apporter à son projet. C’est ainsi qu’il attend la réponse de la Région wallonne pour la mi-décembre, a-t-il révélé, avant de se décider. Selon nos informations, du côté wallon il pourra compter sur un package de quelque 11,5 millions d’euros, sous diverses formes. Fameux suspense pour Dour et sa région, frappée il y a trois ans par une restructuration du groupe Nexans.

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