Le marché auto en moins bonne forme que prévu

Le client particulier a du mal à faire son choix entre le diesel, l'hybride l'électrique, l'essence ou autre. ©Photo News

Sans les immatriculations supprimées dans les 30 jours, le marché automobile belge n'aurait pas été stable, mais en baisse de 2,45%.

Nous l'avions déjà entendu en coulisses, le marché automobile 2019 ne s'afficherait pas en aussi bonne forme à la lecture des immatriculations nettes, ces fameuses statistiques dans lesquelles ne sont pas reprises les chiffres des immatriculations de voitures nettes supprimées sous les 30 jours. 

Ces "fausses immatriculations" ou "0 kilomètre" sont souvent réalisées par les constructeurs automobiles et leurs réseaux. Les obligations de moyennes de CO2 des voitures immatriculées en 2020 en Europe ont en effet poussé à nettoyer les stocks. Tout ce qui était immatriculé en 2019 valant pour les moyennes 2019.

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Le marché automobile belge s'affiche en baisse de 2,45% si on ne tient pas compte des immatriculations supprimées sous les 30 jours.

 "Certaines marques ont fait le nettoyage dans leurs gammes pour partir de zéro au 1er janvier et certaines motorisations ont disparu", confirme Joost Kaesemans, le porte-parole de la Febiac, la Fédération belge de l'industrie automobile et du cycle. Ces voitures "0 kilomètre" se retrouvent donc sur le marché d'occasion, où il y a des bonnes affaires à réaliser actuellement.

Quoi qu'il en soit, à la lecture de ces immatriculations nettes, le marché automobile belge 2019 est en contraction de 2,45% et non stable comme les immatriculations brutes le laissaient entendre. "C'est une baisse limitée et 2019 reste une des meilleures années jamais enregistrées", estime cependant Joost Kaesemans. 

Marché particulier en berne

C'est surtout le marché particulier qui souffre, a-t-on entendu ces derniers mois chez plusieurs marques. Celles qui sont fort axées sur ce marché particulier souffrent. "Le marché 2019 a été porté par les immatriculations de professionnels et la part de marché particuliers a diminué, abonde Kaesemans. Néanmoins, si "le client ne sait toujours pas quoi choisir, il en a marre d’attendre et de postposer son achat. Cela pourrait booster le marché cette année", dit-il. 

Nissan compte sur sa nouvelle Juke pour reprendre des couleurs en 2020. ©EPA

Dans les immatriculations nettes, Nissan perd 28,5% en 2019, soit 4.438 voitures en moins. De même pour Renault qui perd tout de même 13,5% de ses immatriculations nettes en un an.

Dans le premium, Mercedes-Benz confirme sa première place. La marque avait encore près de 5.000 voitures de retard sur BMW en 2018 et la dépasse maintenant d'un millier d'unités. La bataille en 2020 sera intéressante à suivre dans ce segment alors qu'Audi reprend du poil de la bête et que Volvo pèse de plus en plus lourd chez nous avec une part de marché de 4,11%.

Notons l'impressionnant bond de Tesla, 24e marque du marché belge en 2019, avec des immatriculations en hausse de 322,63% à 3.622 voitures, Model 3 oblige. 

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