Lente remise en marche des raffineries françaises

En France, les mouvements de grève qui paralysent l'activité des raffineries semblent s'affaiblir et toucher lentement à leur fin. Ainsi, les syndicats de trois raffineries ont voté en assemblée générale la reprise de la production.

La loi qui prévoit de porter de 60 à 62 ans l'âge minimal de départ à la retraite a mis les Français en colère. Huit jours de grèves et de manifestations s'en sont suivis. La paralysie de 12 raffineries a coûté à la France plusieurs centaines de millions d'euros par jour.

Le projet de loi sur les retraites devrait être définitivement adopté par le Parlement français ce mercredi.

Où en est la situation des raffineries françaises, alors que deux dépôts belges sont bloqués, par soutien à l'égard des collègues français?

Les salariés grévistes ou non d'au moins sept des 12 raffineries françaises continuent de bloquer la sortie de carburants et la grève dans les terminaux pétroliers de Fos-Lavera et du Havre se poursuit, ont déclaré mardi des représentants des syndicats.


Les carburants stockés dans quatre raffineries alimentent de nouveau les stations-service après la réquisition de salariés grévistes sur le site Total de Grandpuits et la levée du mouvement de blocage des personnels, grévistes ou non, des deux raffineries d'Exxon Mobil et de Petroplus à Reichstett. .
Les syndicats de la raffinerie d'Ineos à Lavera, n'étaient pas joignables dans l'immédiat pour dire si les expéditions avaient repris sur le site.
La production à plein régime dans les deux raffineries d'Exxon Mobil situées à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et Port-Jerôme (Seine-Maritime) reste cependant conditionnée à la reprise du travail sur les terminaux pétroliers de Fos-Lavera et du Havre qui les alimentent en brut.

"Pour redémarrer, il nous faut du brut, on regarde comment obtenir des approvisionnements. Sur Fos, il nous reste un peu de brut, l'idéal serait d'avoir la même situation à Port-Jerôme", a dit un porte-parole d'Exxon Mobil. "Dès qu'on a du produit, on redémarre à Port-Jerôme".
Les terminaux pétroliers de Fos-Lavera (Bouches-du-Rhône), qui approvisionnent en brut six raffineries françaises, sont en grève depuis 30 jours pour protester contre l'application locale de la réforme portuaire.

"La résolution du conflit n'est pas d'actualité", a dit un délégué CGT du port de Marseille, "même si on essaie de rapprocher les points de vue avec la direction".

Le nombre de pétroliers bloqués sur la rade de Fos et Marseille s'élevait mardi à 60, dont 40 de pétrole brut, a annoncé le port dans un communiqué.
Les salariés du terminal pétrolier du Havre (Seine-Maritime), en grève depuis le 13 octobre à propos des retraites, ont reconduit mardi pour 24 heures leur mouvement. Lundi, 13 pétroliers, dont 10 remplis de brut, étaient bloqués dans la rade, selon des sources portuaires.
Ce terminal approvisionne notamment quatre raffineries du nord de la France.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés