Les taxes sur les véhicules en hausse de 13,8% sur deux ans

Tous les postes de la taxation automobile sont en hausse sur deux ans. Le marché en croissance y est pour beaucoup, mais également les accises et l’instauration de la taxe au kilomètre pour les poids lourds.

La Belgique est un pays où le commerce de véhicules motorisés est très important. Bien plus important en ce qui concerne les voitures neuves que chez nos voisins néerlandais, par exemple. Cette réalité énerve pas mal de monde chez nous, mais constitue en même temps des rentrées d’argent considérables pour l’État.

©Mediafin

Selon les chiffres de la Febiac, la Fédération belge de l’industrie automobile et du cycle, la manne fiscale des véhicules motorisés est en plein boom. L’augmentation entre 2015 et 2017 est de près de 2,4 milliards d’euros (voir l’infographie) et de près d’un milliard d’euros sur un an. Le total des taxes sur les véhicules motorisés est de 19,6 milliards d’euros. Des chiffres tout compris, allant du carburant aux amendes, en passant par la TVA, les taxes de circulation, etc.

TVA, accises, poids lourds

De nombreux postes augmentent. On a vendu plus de voitures en 2017 qu’en 2016 ou qu’en 2015, la TVA récoltée sur les voitures neuves progresse donc. Idem pour les pièces et accessoires. La taxe kilométrique qui remplace l’eurovignette a permis de faire grossir les recettes fiscales de 500 millions d’euros en 2017 par rapport à 2015.

Mais la plus grosse augmentation vient des accises sur le carburant qui sont passées, en l’espace de deux ans, de 4,68 à 5,49 milliards d’euros. Une impressionnante manne d’argent supplémentaire qui pose des questions pour l’avenir.

"Le prélèvement kilométrique est l’outil le plus efficace pour favoriser du report modal dans les villes."
Philippe Dehennin
Président de la Febiac

Avec l’arrivée des motorisations alternatives comme les véhicules électriques, l’État belge devra en effet innover s’il veut compenser les accises et la TVA sur les carburants qu’il ne touchera plus. Avec des gammes de véhicules électriques qui vont rapidement s’étoffer dans les quatre prochaines années, la question se posera rapidement.

À la Febiac, on prône depuis un petit moment une taxation kilométrique intelligente. On y estime que cette taxe peut à la fois compenser le manque à gagner en matière d’accises et enlever dans la ville la part de circulation non indispensable à l’heure où les axes sont les plus embouteillés. "Les gens font des arbitrages financiers. Il faut les encourager à choisir la mobilité la plus appropriée au lieu vers lequel ils se déplacent. En pratique, le prélèvement kilométrique sera variabilisé en fonction de la taille du véhicule, de son empreinte écologique, etc.", nous expliquait récemment le président de la Febiac Philippe Dehennin.

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