Les voitures de société toujours plus populaires

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L’an dernier, le nombre de nouvelles immatriculations de voitures de société a augmenté de 7%.

Les très décriées voitures de société séduisent de plus en plus de Belges. Selon les chiffres de la Febiac, la fédération automobile belge, les entreprises ont immatriculé l’an dernier le nombre record de 315.557 nouvelles voitures, soit près de 22.000 unités ou 7% de plus qu’en 2018. La part des voitures de sociétés dans les nouvelles ventes est passée l’an dernier de 53 à 57%.

La vente de voitures de société est en augmentation pour la cinquième année consécutive. En 2019, le nombre de nouvelles immatriculations affichait une hausse de 33% par rapport à 2014. La Belgique passe ainsi pour la première fois le cap des 300.000 voitures de sociétés.

Rien n’explique clairement le succès – jusqu’ici jamais démenti – des voitures de société. Le secteur automobile pointe du doigt la conjoncture économique favorable. De plus en plus d’entreprises proposent un "plan cafeteria" ou un budget mobilité à leur personnel, et la voiture de société fait souvent partie des options proposées.

"L’économie se porte encore très bien", explique Karl Schuybroek, porte-parole de Renault. "Les entreprises renouvellent en permanence leur parc automobile. Elles n’achètent pas moins de véhicules, mais font des choix différents."

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Les sociétés de leasing expliquent également cette évolution par le test d’émissions européen WLTP. L’introduction de ce nouveau test a retardé l’homologation de nombreux modèles. Résultat: certaines commandes passées en 2018 n’ont été livrées et immatriculées qu’en 2019. De plus, plusieurs importateurs et garages ont dû eux-mêmes immatriculer en tant que voitures de société – et ensuite en tant que voitures d’occasion – d’anciens modèles ne répondant pas au nouveau test d’émissions.

Il faut souligner que l’an dernier, malgré l’explosion des ventes de voitures de société, les ventes totales de voitures en Belgique ont stagné à 550.000 véhicules. Alors que le marché des voitures de société tourne à plein régime, la vente aux particuliers a fortement baissé. Les constructeurs ont d’ailleurs pu constater les nombreuses hésitations des candidats acheteurs lors du Salon de l’Auto début 2019: suite à la mise en place de zones de basses émissions et aux menaces d’interdiction des voitures au diesel dans les villes, de nombreux particuliers se montrent hésitants sur le type de propulsion de leur nouvelle voiture.

La catégorie des voitures de société comprend les véhicules loués ou achetés par les entreprises et les indépendants. Le nombre de "voitures salaires" – qui ne sont en réalité pas nécessaires pour l’exercice d’une fonction – n’est pas connu avec précision. Avant les élections, plusieurs partis politiques ont fait des propositions pour s’attaquer au régime fiscal avantageux des "voitures salaires" ou pour "verdir" rapidement le parc automobile belge en stimulant l’achat de voitures peu polluantes. Pour l’instant, ces projets n’ont eu aucun impact sur la popularité des voitures de société.

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