Lizy s'émancipe et devient une véritable société de leasing

Vincent Castus et Sam Heymans, cofondateurs de Lizy. ©Lizy

La filiale de leasing de voitures d'occasion de D'Ieteren devient une société de leasing à part entière et vise désormais le marché international.

Fini de jouer les intermédiaires pour Lizy, la filiale de leasing d'occasion digitale de D'Ieteren Auto. Lizy devient une société de leasing à part entière. Elle va elle-même financer les véhicules d'occasion qu'elle mettra ensuite à disposition de ses clients dans des contrats de leasing à la carte à partir de 12 mois. Jusqu'ici, Lizy jouait les intermédiaires digitaux entre les clients et les sociétés de leasing partenaires, c'est désormais fini.

Lizy a levé 1,5 million d’euros de capitaux frais auprès de D’Ieteren par l’intermédiaire de sa start-up Lab-Box. "Lizy a, en outre, récemment conclu une ligne de crédit de 5 millions d’euros", évoque la société dans un communiqué.

5
millions d'euros
En plus de l'augmentation de capital de 1,5 million d'euros, Lizy a obtenu une ligne de crédit de 5 millions d'euros et n'exclut pas de chercher un nouvel investisseur l'année prochaine.

Il faudra bien cela pour la filiale qui a vendu 1.000 contrats de leasing à des clients professionnels l'année dernière. "Une société de leasing qui fait 1.000 contrats par an est déjà de taille moyenne", explique Sam Heymans, le CEO et cofondateur de la start-up.

Lizy est donc loin des KBC, Belfius, ALD, Leaseplan et consorts, mais rivalise déjà en nombre de contrats par an sur le marché belge avec des acteurs comme Westlease ou directlease. Lizy reste pour l'instant loin du nombre de contrats en portefeuille de ce type d'acteurs bien installés dans la place depuis plusieurs années.

L'activité de leasing est intense en capital et Lizy n'exclut donc pas de chercher un nouvel investisseur dès l'année prochaine ou de repasser via la case D'Ieteren.

100
euros
Lizy assure que ses voitures de leasing d'occasion sont déjà 100 euros moins chères en moyenne par mois que leur équivalent chez les concurrents qui font dans la voiture neuve.

La société pense qu'elle a énormément d'atouts pour encore se différencier. Déjà à l'heure actuelle, Lizy assure que le loyer de ses voitures est de 100 euros mensuels, en moyenne, de moins que la concurrence qui fait dans le véhicule neuf.

En prenant toute la relation client à son compte, Lizy pense encore pouvoir digitaliser d'avantage et, in fine, offrir des prix encore plus compétitifs.

"En prenant le contrôle de A à Z on pourra offrir une meilleure expérience, entièrement digitale. Presque tout les points de contact peuvent être digitalisés."
Sam Heymans
CEO et cofondateur de Lizy

Digital et international

"Dans les sociétés de leasing, il y a pas mal de manipulations qui doivent être faites manuellement. La création du contrat n’est, par exemple, pas automatisée dans beaucoup de sociétés. En prenant le contrôle de A à Z on pourra offrir une meilleure expérience, entièrement digitale. Presque tous les points de contact peuvent être digitalisés. Le but est d’avoir un site web et une app dans lesquels on puisse tout faire", détaille Sam Heymans.

Aujourd'hui, Lizy a 450 voitures en stock et aimerait voir ce chiffre passer à 700. La promesse au cœur du service étant que les voitures arrivent dans les trois semaines chez les clients.

"On veut devenir le numéro 1 du leasing digital en Europe."
Sam Heymans

Les ambitions de Lizy sont grandes. La société envisage d'aller à l’international dès 2022. "On veut devenir le numéro 1 du leasing digital en Europe", insiste Heymans. Une fois la frontière passée, la société espère ainsi profiter d'un positionnement sur plusieurs pays pour obtenir les voitures et les services au meilleur prix et pouvoir le refléter dans son offre.

Pourquoi, en effet, ne pas stocker ou acheter ses voitures en Allemagne, les reconditionner dans un autre pays et les vendre ensuite dans un troisième? "Avec le digital, on n’a pas beaucoup de frontières", sourit Sam Heymans.

"Avec le digital, on n’a pas beaucoup de frontières."
Sam Heymans

La société pense qu'elle pourra répliquer pas mal de ses développements belges (la gestion des contrats, pneus, assurances, etc.) à l'international. À court terme, le défi se situe dans la partie la moins visible du business, à savoir l'optimalisation des processus. L'accélération de la croissance sera pour 2022. Lizy vise des milliers de nouveaux contrats par an.

L'électrification des PME

Lizy travaille principalement avec des jeunes sociétés ou des PME. Elle entend, à ce titre, devenir leur référent pour l'électrification des flottes. "Passer à l'électrique n'est vraiment pas facile pour une PME qui commande cinq voitures et ne possède pas de fleet manager. Nous travaillons à une solution pour régler tous leurs problèmes liés à l'électrique et toutes leurs barrières à l'entrée. N'avoir que des voitures électriques dans les sociétés, c'est déjà demain", détaille Heymans.

Lizy veut profiter de son positionnement sur des voitures d'occasion pour offrir une mobilité plus propre aux entreprises sans surcoût. Le CEO compte beaucoup sur l'agilité d'une petite structure comme Lizy pour pouvoir aller plus vite dans le digital que des acteurs biens établis sur le marché du leasing.

Pour le service atelier des voitures, Lizy travaille avec le réseau D'Ieteren pour les marques du groupe VW. Mais la société offre déjà d'autres marques comme Volvo, BMW ou Mercedes-Benz et travaille donc également avec des partenaires multimarques pour ces autres véhicules.

Le résumé

  • Lizy augmente son capital de 1,5 million d'euros et obtient une ligne de crédit de 5 millions.
  • Un grand pas pour la filiale de D'Ieteren qui devient une société de leasing de voitures d'occasion à part entière.
  • La société vise des processus entièrement digitaux pour être encore plus compétitive.
  • Lizy veut se développer de manière internationale et être un référent dans l'électrification des PME.

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